Tag Archives: Chine ancienne

Histoire de la célèbre muraille de Chine

Histoire de la célèbre muraille de Chine

Sa silhouette serpente le long des montagnes. Sous mes yeux, la célèbre muraille de Chine forme une ligne blanche rocailleuse qui semble s’étendre à perte de vue. Et pour cause. Ce dragon de pierre prend sa source dans la mer à l’est, traverse les déserts arides de Chine, et trône du haut des montagnes. Récemment reconstruite par endroits ou réduite à l’état de ruines sur d’autres tronçons, la muraille de Chine a une histoire aussi longue que la distance qu’elle parcourt, soit près de 20000 kilomètres.

Sa construction débuta il y a plus de 2000 ans pour protéger l’empire fraichement unifié des incursions nomades. Frontière, elle servira aussi de marqueur éthnique, distinguant la Chine des autres peuples barbares. Prouesse technique, travail the titan, elle connut pourtant des siècles d’abandon pour être finalement reconstruite au XVè et XVIè siècle par la dynastie Ming.

Née dans la douleur des ouvriers qui la construisirent, la muraille devint l’un des monuments les plus emblématiques de l’empire du milieu. Pourtant, le mur faillit par deux fois à remplir son rôle, celui de protéger l’empire des invasions. Quelle est donc son histoire?

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Histoire de la tour du tambour de Pékin

Histoire de la tour du tambour de Pékin

Alors que je fis mes premiers pas dans le coeur historique de Pékin, l’imposante tour du tambour m’apparut sous un ciel étonnamment bleu et dégagé. Les doux rayons du soleil faisaient ressortir l’éclat rouge écarlate de ce magnifique bâtiment. Cette tour de 46,7 mètres de hauteur est unique à bien des égards. Equipée de 25 énormes tambours, elle était destinée à donner l’heure aux Pékinois. La vie des habitants était ainsi rythmée par le son grave de ces instruments. La tour s’acquitta de cette tâche pendant six siècles sous les dynasties Yuan, Ming et Qing. Témoin de la conquête de la Chine par les Mongols puis de la chute de leur dynastie, la tour du tambour nous invite à nous plonger dans la passionnante histoire de la Chine ancienne. Enfin, cette tour nous fait découvrir les ingénieux instruments de mesure du temps autrefois utilisés en Chine.

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Hong Kong et la légende des empereurs Song

Hong Kong et la légende des empereurs Song

Sous son épais manteau de modernité, Hong Kong nous réserve bien des surprises. Vestiges du néolithique, tombe de la dynastie Han, anciens villages fortifiés, la ville de Hong Kong dévoile peu à peu les vestiges d’un passé modeste et méconnu. Il arrive également que l’histoire se mélange à la légende. C’est le cas du récit des derniers empereurs de la dynastie Song, contraints de se réfugier à Hong Kong face à l’invasion mongole à la fin du XIIIème siècle. Entre mythe et réalité, je vous propose de revenir sur cet événement qui signa la fin de la dynastie Song de Chine (960 – 1279).      

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Histoire antique de Hong Kong et Canton sous la dynastie Han

Histoire antique de Hong Kong et Canton sous la dynastie Han

Si l’histoire de Hong Kong semble seulement débuter au moment de sa cession à l’Empire britannique (1842), l’archipel a pourtant bien un passé qui commence avant l’arrivée des Anglais. Il faut dire que la transformation de Hong Kong en la folle métropole que l’on connait aujourd’hui, fut si fulgurante et spectaculaire que l’on oublie qu’il existait autre chose avant. Cette histoire, Hong Kong nous la livre à travers ses rares vestiges archéologiques. Au détour d’une nuée de gratte-ciel, il est possible d’observer les traces d’un modeste passé lié à l’une des plus grandes dynasties chinoises, celle des Han. Quant à Canton (Guangzhou, située en Chine continentale à une centaine de kilomètres de Hong Kong), la ville est surtout connue pour son rôle joué dans la guerre de l’opium au XIXème siècle. Pourtant, la découverte d’une imposante tombe royale du IIème siècle avant notre ère a fait ressurgir un autre passé que je vous propose de découvrir. 

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Chine : vestiges de la Grande Muraille découverts

Chine : vestiges de la Grande Muraille découverts

21 avril 2014 – Trois nouvelles sections de la Grande Muraille de Chine auraient été mises au jour par les archéologues dans la région du Ningxia, dans la ville de Zhongwei au nord-ouest de la Chine. S’étendant sur une vingtaine de mètres, ces vestiges pourraient remonter à 2400 ans et auraient pu faire partie de la Grande Muraille construite sous la dynastie Qin (221-206 avant notre ère).

Etant parvenue à s’imposer face aux autres puissances dans la « période des royaumes combattants » (475-221 avant J.C.) et à unifier les royaumes chinois sous le règne de Qin Shi Huangdi (246-210 avant J.C.), la dynastie Qin dressa de grandes barrières le long de la vallée du fleuve Jaune pour stopper la progression des potentiels envahisseurs qui pouvaient traverser le fleuve lorsqu’il était gelé.

La Grande Muraille de Chine fut classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987.

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Guerriers de Chine en terre cuite : nouvelles découvertes sur les armes des soldats

Guerriers de Chine en terre cuite : nouvelles découvertes sur les armes des soldats

16 mars 2014 – De nouvelles découvertes sur les guerriers de terre cuite, la célèbre armée enterrée avec le premier empereur de Chine Qin Shi Huangdi et mise au jour dans les années 70, nous en apprennent davantage sur les armes portées par les soldats. Des scientifiques auraient découvert comment furent fabriquées les arbalètes des milliers de soldats de terre cuite. Une petite équipe d’artisans serait ainsi parvenue à reproduire plusieurs pièces en bronze nécessaires à la fabrication des armes.

L’extraordinaire mausolée de Qin Shi Huangdi

Après avoir unifié le royaume de Chine et s’être proclamé empereur en 246 avant notre ère, Qin Shi Huangdi entreprit la construction de son tombeau près de Xi’an en Chine. Quand il fut découvert en 1974, le mausolée révéla au reste du monde des milliers de soldats, artisans, musiciens et chevaux en terre cuite. Sur les 8000 soldats qui peupleraient la tombe, seule une partie d’entre eux a été excavée à ce jour, compte tenu du risque de détérioration des statues au contact de l’air. En 2012, une centaine de nouveaux guerriers ont été mis au jour. Ce gigantesque ouvrage qui aurait demandé une main d’oeuvre de près de 700 000 personnes, aurait eu pour objectif d’assurer à l’empereur le maintien de son pouvoir militaire dans l’au-delà.

Des milliers de soldats gardent le tombeau

Les 8000 soldats de terre cuite portaient des armures, des lances, des épées et des arbalètes. Il est malheureusement difficile d’établir la manière dont furent fabriquées ces armes. Les arbalètes faites en partie en bois de bambou qui a pourri depuis longtemps, n’ont laissé derrière elles que les pièces métalliques du système de gâchette.

Pour comprendre la fabrication de ces armes, plus de 216 pièces de ces arbalètes ont été mesurées et étudiées. Selon les chercheurs, l’absence d’usure observée sur les pièces métalliques indiquent que ces armes n’ont jamais été utilisées et ont été uniquement fabriquées pour le mausolée. Il apparaît également que les pièces de taille uniforme auraient pu être fabriquées à partir d’un même moule, par petit groupe. Chaque groupe de pièces aurait ensuite été assemblé dans des ateliers, peut-être sous la supervision d’un contremaître. Un modèle qui s’oppose à celui de la chaîne d’assemblage qui aurait pu être utilisé selon certains archéologues.

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