Archéologie : un scientifique étudie les tombes de la mystérieuse civilisation Magan dans le désert d’Arabie

Archéologie : un scientifique étudie les tombes de la mystérieuse civilisation Magan dans le désert d’Arabie

23 février 2014 – Un scientifique de l’IAC (Institut d’Astrophysique des Canaries), Juan Antonio Belmonte, a réalisé pour la première fois une étude archéoastronomique sur une centaine de tombes de la civilisation Magan, un peuple méconnu qui vécut il y a 5000 ans dans le désert d’Arabie, sur les territoires correspondant aujourd’hui au Oman et aux Émirats Arabes Unis.

Peu d’informations nous sont parvenues sur cette civilisation. Seuls quelques écrits sumériens mentionnent ce peuple qui produisait du cuivre avant de l’exporter vers les populations de Mésopotamie. La civilisation Magan a laissé peu de choses derrière elle, seuls quelques vestiges de forteresses et près de 1000 nécropoles témoignent aujourd’hui de son existence. Ce sont précisément à ces nécropoles que Juan Antonio Belmonte s’est intéressé. La plupart des tombes ayant été détruites, sur les 300 tombes visitées seule une centaine ont pu faire l’objet d’études. Deux types de tombes ont été identifiés : les « Hafit » construites en pierres et un autre type de sépultures plus élaborées, la « Umm el-Nar », en référence à une localité de la capitale Abu Dhabi où se trouve une nécropole avec ce type de tombes, construites avec des pierres de plus grandes tailles.

Les tombes « Hafit » étaient familiales tandis que les autres tombes étaient des sépultures collectives qui n’accueillaient pas nécessairement des personnes ayant des liens de parenté. Elles pouvaient contenir plusieurs centaines de dépouilles. Ces sépultures collectives étaient ornées de gravures d’animaux, d’individus et pour certaines, de serpents sur les portes d’entrée. Ces forteresses, ces tombes, mais aussi des restes de canalisation d’eau sont les seuls vestiges laissés par cette population antique.

Selon Juan Antonio Belmonte, cette civilisation entretenait une relation particulière avec les étoiles. Les tombes collectives étaient ainsi orientées selon les points cardinaux. Les tombes ornées d’un serpent étaient par exemple orientées vers le nord ce qui pourrait avoir un lien avec la constellation du dragon observable depuis ce point cardinal. Enfin, une dernière hypothèse implique un astre bien plus visible, la Lune. Selon l’astronome, la structure interne des tombes collectives pourrait être associée à la Lune, l’intérieur étant blanc et de forme circulaire. 

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Jess Bontemps

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