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Découvertes archéologiques à Ivry-sur-Seine

Découvertes archéologiques à Ivry-sur-Seine

© Conseil général du Val-de-Marne.

9 juin 2014 – Dans le Val-de-Marne à Ivry-sur-Seine, les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et du Conseil général du Val-de-Marne étudient depuis le mois d’avril 2014 une zone de près de 16 000 m². Leurs recherches ont permis de mettre au jour plusieurs occupations du Néolithique (5500 à 2200 avant notre ère), de l’âge du Bronze ancien (2200 à 1600 avant notre ère) et du premier âge du Fer (800 à 450 avant notre ère). Ces découvertes nous éclairent sur le mode de vie des premiers habitants de la région et sur l’évolution du paysage.

Il apparaît ainsi qu’il y a plus de quatre millions d’années, l’ancêtre de la Seine coulait sur les hauteurs de Villejuif. Puis, de 2,5 millions d’années à 11 700 ans avant J.C., les glaciations retenant l’eau dans les pôles ont entraîné le déplacement du fleuve et ralenti son débit. 7000 ans avant notre ère, durant le Mésolithique, la fonte des glaces entraîna la remontée du niveau de la mer provoquant de brusques changements dans le rythme et la forme de la Seine qui ne garda que son bras actuel.

Les traces des premiers paysans d’Ivry-sur-Seine remontent au Néolithique. Cette période caractérisée par l’invention de l’agriculture et de l’élevage, apparaît au Proche-Orient vers 9500 avant notre ère et 2000 ans plus tard en Europe. Les vestiges de premières enceintes composées de fossés doublés de palissades révèlent que les premiers paysans d’Ivry-sur-Seine occupèrent la zone pendant la période du Néolithique moyen, vers 4600 avant notre ère. À cette époque, les défunts étaient dispersés au sein de l’habitat ou regroupés dans de petites nécropoles. Les archéologues ont ainsi mis au jour à Ivry-sur-Seine une sépulture dans une fosse qui abritait le corps d’une femme enveloppé d’un matériau souple, tissu ou cuir fin. Les archéologues ont également découvert la présence d’une pointe en os placée derrière son crâne.

Enfin, les archéologues ont découvert une hache en bronze parfaitement conservée témoignant de l’occupation du site pendant l’âge du Bronze (2200 à 800 avant notre ère). Pendant cette période, puis durant l’âge du Fer (800 à 52 avant notre ère), les techniques agricoles progressèrent et formèrent un nouveau paysage agraire avec la présence de fermes, champs et enclos. L’invention du bronze a entraîné de profondes mutations. Cet alliage de cuivre et d’étain, d’une grande solidité, permis la fabrication d’objets de prestige et d’armes (outils, parures, épées, casques et cuirasses) réservés aux élites. L’intérêt qu’ils suscitèrent fut à l’origine de la constitution de réseaux d’échanges à travers toute l’Europe.

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Angkor Wat : des peintures cachées révélées

Angkor Wat : des peintures cachées révélées

Credit: Antiquity, Tan et al

29 mai 2014 – Angkor, la célèbre capitale de l’empire khmer (IXème au XVème siècle) située au Cambodge et qui attire aujourd’hui chaque année des millions de visiteurs, n’a pas fini de nous livrer ses secrets. Une technique d’analyse d’images faisant ressortir les nuances de couleurs, a permis de révéler près de 200 peintures invisibles à l’œil nu, comme celle de ces deux éléphants se trouvant face à face.

Ces images cachées sur les murs du site archéologique d’Angkor Wat représentent des éléphants, des divinités, des bateaux,  des éléments d’architecture, des cavaliers, etc. Certaines de ces peintures pourraient être des « graffitis » faits après l’abandon d’Angkor Wat au XVème siècle. En effet, après avoir connu plusieurs siècles d’apogée, Angkor déclina à partir du XVème siècle. Elle fut notamment défaite par le royaume rival thaï d’Ayutthaya situé dans l’actuelle Thaïlande (cf. histoire d’Ayutthaya) et aurait pu être victime d’une perte de contrôle de l’eau entraînant sécheresses et inondations. Cependant, les peintures les plus élaborées pourraient être les vestiges de tentatives de restauration des temples, selon les chercheurs.

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Rome antique : le plomb, un problème majeur de santé publique?

Rome antique : le plomb, un problème majeur de santé publique?

27 avril 2014 – Le saturnisme (maladie due à une intoxication chronique par l’absorption de plomb provoquant notamment un risque de retard mental chez les enfants, troubles neurologiques, cancers, etc.) a longtemps été considéré comme étant en partie responsable de la chute de l’Empire romain. Inconscients du danger, les Romains utilisaient en effet du plomb dans leur système de canalisation et de distribution de l’eau courante. Si plusieurs études ont contesté cette hypothèse, le plomb n’en demeure pas moins considéré comme un problème majeur de santé publique pour les Romains. Une équipe pluridisciplinaire de chercheurs lyonnais (impliquant notamment le CNRS et l’INSU) s’est également penchée sur la question en tentant de mesurer l’impact de la présence de plomb dans l’eau sur la santé des habitants de la Rome antique.

En mesurant les compositions isotopiques du plomb dans les sédiments du bassin portuaire de la Rome impériale (Portus) et du Tibre (fleuve de Rome) et en s’appuyant sur des échantillons de tuyaux de plomb issus de canalisations de la Rome antique, les scientifiques ont mesuré le risque que la présence de plomb dans l’eau constituait pour les Romains. Les résultats de cette étude ont révélé la présence d’une forte contamination au plomb dans les eaux du Tibre durant le Haut-Empire romain et le Haut Moyen Âge. L’eau courante de la Rome antique contenait selon les chercheurs jusqu’à 100 fois plus de plomb que les eaux des sources locales. Cette pollution provenant des tuyaux de canalisation de Rome aurait multiplié par deux les teneurs en plomb par rapport à celles naturellement présentes dans les eaux du Tibre. Pourtant, cette pollution n’aurait pas été suffisamment élevée pour présenter un risque majeur pour la santé des Romains.

Cette étude fait également du plomb un traceur de l’histoire de Rome. Les scientifiques ont ainsi mis en évidence des discontinuités du signal isotopique du plomb identifié dans les dépôts sédimentaires étudiés, qui correspondraient à des événements historiques majeurs de Rome. Les chercheurs auraient ainsi détecté le signal de l’apogée de l’Empire romain au Haut-Empire, les premiers troubles du Bas-Empire, les guerres gothiques du Haut Moyen Âge et des raids sarrasins au IXème siècle. Enfin, l’étude a permis d’identifier l’origine géologique des minerais de plomb présents dans les canalisations. Les résultats viennent ainsi appuyer l’importance de l’exploitation des mines d’Europe occidentale durant le Haut-Empire romain.

Source : Actualités du CNRS-INSU, en savoir plus en cliquant ici

Chine : vestiges de la Grande Muraille découverts

Chine : vestiges de la Grande Muraille découverts

21 avril 2014 – Trois nouvelles sections de la Grande Muraille de Chine auraient été mises au jour par les archéologues dans la région du Ningxia, dans la ville de Zhongwei au nord-ouest de la Chine. S’étendant sur une vingtaine de mètres, ces vestiges pourraient remonter à 2400 ans et auraient pu faire partie de la Grande Muraille construite sous la dynastie Qin (221-206 avant notre ère).

Etant parvenue à s’imposer face aux autres puissances dans la « période des royaumes combattants » (475-221 avant J.C.) et à unifier les royaumes chinois sous le règne de Qin Shi Huangdi (246-210 avant J.C.), la dynastie Qin dressa de grandes barrières le long de la vallée du fleuve Jaune pour stopper la progression des potentiels envahisseurs qui pouvaient traverser le fleuve lorsqu’il était gelé.

La Grande Muraille de Chine fut classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987.

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Vestiges archéologiques découverts dans l’Essonne

Vestiges archéologiques découverts dans l’Essonne

© Capt’Air, Inrap

06 mars 2014 – Dans le cadre de l’aménagement du quartier de l’École polytechnique en Île-de-France dans les communes de Palaiseau et de Saclay, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) a conduit des fouilles et mis au jour des vestiges datés des époques gauloises, romaines et médiévales montrant l’évolution d’une ferme sur plusieurs siècles.

Le site révèle ainsi des traces d’occupation gauloise aux IIe-Ier siècles avant notre ère comme l’atteste la présence d’un système de fossés, de puits, de fosses et de trous de poteaux. Des amphores italiques retrouvées par les archéologues témoignent d’activités d’importation de vin et d’échanges à longues distances. Plusieurs bâtiments sur poteaux ont également été mis au jour et ont relevé des structures évoquant la présence de bâtiments de stockage, d’habitations et de palissades. Enfin, les vestiges d’un atelier de forge semblent attester une activité artisanale du fer. Par ailleurs, la découverte d’un dépôt contenant amphores et fragments de meules suggère une pratique culturelle ou la présence d’une inhumation, aujourd’hui disparue.

L’occupation romaine remonterait du Ier au IVe siècle. De nombreux éléments de la vie quotidienne très bien conservés ont été retrouvés. Parmi eux, des déchets de forge, des éléments céramiques, métalliques (monnaies, clous, éléments de parure, etc.) et architecturaux (torchis, tuiles, etc.). Les fouilles ont permis d’estimer la superficie totale de l’exploitation à environ 8 hectares, ce qui en ferait l’un des sites les plus importants de la région.

Le site a également révélé aux archéologues des vestiges médiévaux. S’il n’a livré aucun vestige pour la période comprise entre le IVe siècle et la fin du Xe siècle, il semblerait en revanche que le site connut une occupation aux XIe-XIIe siècles sur une superficie de 2 000 m². Un enclos ovale délimité par des fossés a été excavé ainsi que plus de quatre-vingt-dix trous de poteaux témoignant de l’existence d’un ou plusieurs bâtiments à ossature de bois, de grandes dimensions. D’autres vestiges évoquent les restes de structures de stockage et d’activités artisanales. En revanche, peu de vestiges mobiliers (céramiques, restes osseux, métal, verre, terres cuites architecturales, etc.) ont été découverts. L’originalité de l’occupation résiderait ainsi davantage dans sa forme et sa taille, s’apparentant à une maison forte à plateforme fossoyée, dont peu d’exemples seraient actuellement répertoriés sur le territoire.

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Guerriers de Chine en terre cuite : nouvelles découvertes sur les armes des soldats

Guerriers de Chine en terre cuite : nouvelles découvertes sur les armes des soldats

16 mars 2014 – De nouvelles découvertes sur les guerriers de terre cuite, la célèbre armée enterrée avec le premier empereur de Chine Qin Shi Huangdi et mise au jour dans les années 70, nous en apprennent davantage sur les armes portées par les soldats. Des scientifiques auraient découvert comment furent fabriquées les arbalètes des milliers de soldats de terre cuite. Une petite équipe d’artisans serait ainsi parvenue à reproduire plusieurs pièces en bronze nécessaires à la fabrication des armes.

Après avoir unifié le royaume de Chine et s’être proclamé empereur en 246 avant notre ère, Qin Shi Huangdi aurait entrepris la construction de son tombeau près de Xi’an en Chine. Quand il fut découvert en 1974, le mausolée révéla au reste du monde des milliers de soldats, artisans, musiciens et chevaux en terre cuite. Sur les 8000 soldats qui peupleraient la tombe, seule une partie d’entre eux a été excavée à ce jour compte tenu du risque de détérioration des statues au contact de l’air. En 2012, une centaine de nouveaux guerriers ont été mis au jour. Ce gigantesque ouvrage qui aurait demandé une main d’oeuvre de près de 700 000 personnes, aurait eu pour objectif d’assurer à l’empereur le maintien de son pouvoir militaire dans l’au-delà.

Les 8000 soldats de terre cuite portaient des armures, des lances, des épées et des arbalètes. Il est malheureusement difficile d’établir la manière dont furent fabriquées ces armes. Les arbalètes faites en partie en bois de bambou qui a pourri depuis longtemps, n’ont laissé derrière elles que les pièces métalliques du système de gâchette. Pour comprendre la fabrication de ces armes, plus de 216 pièces de ces arbalètes ont été mesurées et étudiées. Selon les chercheurs, l’absence d’usure observée sur les pièces métalliques indiquent que ces armes n’ont jamais été utilisées et ont été uniquement fabriquées pour le mausolée. Il apparaît également que les pièces de taille uniforme auraient pu être fabriquées à partir d’un même moule, par petit groupe. Chaque groupe de pièces aurait ensuite été assemblé dans des ateliers, peut-être sous la supervision d’un contremaître. Un modèle qui s’oppose à celui de la chaîne d’assemblage qui aurait pu être utilisé selon certains archéologues.

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Carnaval de Dunkerque : d’où vient cette tradition?

Carnaval de Dunkerque : d’où vient cette tradition?

2 mars 2014 – Des rues envahies par des milliers de carnavaleux dont les parapluies et déguisements faits de plumes, chapeaux à fleurs et fourrures donnent vie à un vaste ensemble de couleurs bariolées, offrant un curieux contraste avec la grisaille hivernale. Des chansons paillardes chantées à tue-tête, de la bière qui coule à flots, des kilos de harengs jetés de l’hôtel de ville. C’est le carnaval de Dunkerque. Pendant près de deux mois, de janvier à mars, la cité portuaire et les communes alentours sont métamorphosées et plongées dans une incroyable ambiance de fête débridée au rythme des Bandes, des chapelles*, des hymnes et des tambours. Au même titre que les carnavals de Rio, de Venise ou de Tenerife, le carnaval de Dunkerque est un incontournable que tout bon Dunkerquois qui se respecte ne manquerait sous aucun prétexte. Mais d’où vient cette tradition ?

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Archéologie : un scientifique étudie les tombes de la mystérieuse civilisation Magan dans le désert d’Arabie

Archéologie : un scientifique étudie les tombes de la mystérieuse civilisation Magan dans le désert d’Arabie

23 février 2014 – Un scientifique de l’IAC (Institut d’Astrophysique des Canaries), Juan Antonio Belmonte, a réalisé pour la première fois une étude archéoastronomique sur une centaine de tombes de la civilisation Magan, un peuple méconnu qui vécut il y a 5000 ans dans le désert d’Arabie, sur les territoires correspondant aujourd’hui au Oman et aux Émirats Arabes Unis.

Peu d’informations nous sont parvenues sur cette civilisation. Seuls quelques écrits sumériens mentionnent ce peuple qui produisait du cuivre avant de l’exporter vers les populations de Mésopotamie. La civilisation Magan a laissé peu de choses derrière elle, seuls quelques vestiges de forteresses et près de 1000 nécropoles témoignent aujourd’hui de son existence. Ce sont précisément à ces nécropoles que Juan Antonio Belmonte s’est intéressé. La plupart des tombes ayant été détruites, sur les 300 tombes visitées seule une centaine ont pu faire l’objet d’études. Deux types de tombes ont été identifiés : les « Hafit » construites en pierres et un autre type de sépultures plus élaborées, la « Umm el-Nar », en référence à une localité de la capitale Abu Dhabi où se trouve une nécropole avec ce type de tombes, construites avec des pierres de plus grandes tailles.

Les tombes « Hafit » étaient familiales tandis que les autres tombes étaient des sépultures collectives qui n’accueillaient pas nécessairement des personnes ayant des liens de parenté. Elles pouvaient contenir plusieurs centaines de dépouilles. Ces sépultures collectives étaient ornées de gravures d’animaux, d’individus et pour certaines, de serpents sur les portes d’entrée. Ces forteresses, ces tombes, mais aussi des restes de canalisation d’eau sont les seuls vestiges laissés par cette population antique.

Selon Juan Antonio Belmonte, cette civilisation entretenait une relation particulière avec les étoiles. Les tombes collectives étaient ainsi orientées selon les points cardinaux. Les tombes ornées d’un serpent étaient par exemple orientées vers le nord ce qui pourrait avoir un lien avec la constellation du dragon observable depuis ce point cardinal. Enfin, une dernière hypothèse implique un astre bien plus visible, la Lune. Selon l’astronome, la structure interne des tombes collectives pourrait être associée à la Lune, l’intérieur étant blanc et de forme circulaire. 

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Etonnante découverte de restes de chevaux de guerre dans l’Aube

Etonnante découverte de restes de chevaux de guerre dans l’Aube

© Annie Viannet, Inrap

15 février 2014 – A l’occasion de fouilles conduites à Bar-sur-Aube (Aube) par l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) pour vérifier la présence de la voie romaine d’Agrippa, les archéologues ont mis au jour des tranchées contenant des restes de chevaux. 

Une tranchée de 45 mètres a ainsi été découverte. S’y trouvait une quarantaine de carcasses de chevaux dont douze d’entre elles ont été finement fouillées. Il s’agissait de chevaux de trait, disposés les uns sur les autres, qui auraient été traînés jusqu’au bord de la tranchée avant d’y être glissés avec soin. La tête de chaque cheval reposait sur le poitrail du précédent, les membres relâchés vers le centre de l’excavation. Selon les archéologues, le soin et la régularité apportés à l’inhumation des dépouilles traduit l’attention et même le respect porté à ces chevaux. Ils auraient été enterrés dans un cours laps de temps. Certains avaient encore leurs sabots ferrés, d’autres ont été achevés ou abattus au sol par un coup porté derrière l’oreille. Des fers de chevaux et une boucle de harnais ont également été mis au jour dans cette fosse.

Selon les archéologues, ce charnier pourrait être lié aux champs de bataille des guerres napoléoniennes. En effet, la bataille de Bar-sur-Aube se déroula le 27 février 1814 et opposa les troupes françaises à l’armée de Bohème (coalition autrichienne, russe et bavaroise), sur un terrain situé à seulement 1 km à l’ouest de la fouille, à Ailleville. Or l’essentiel des forces se composait de bataillons d’artillerie à cheval et la division de cavalerie de Kellermann y perdit au moins 400 chevaux lors d’un assaut lancé contre les défenses russes. Cependant, à cette hypothèse s’oppose le plan en zig-zag de la tranchée qui ne correspond pas à une guerre de mouvement du début du XIXe siècle.

Une deuxième hypothèse également émise par les archéologues repose sur la présence à Bar-sur-Aube du quartier général du futur maréchal Joffre en 1914. La ville aurait pu être sécurisée par des lignes de fortification dont éventuellement ces tranchées militaires. Des chevaux blessés, redescendus du front situé à quelques dizaines de kilomètres au nord, auraient pu être soignés dans un hôpital vétérinaire spécialement affecté à ces malheureux compagnons d’armes (Croix Bleue). Enfin, une troisième hypothèse découlant de l’étude des ossements et des conditions d’enfouissement des chevaux, penche plutôt pour des tranchées de défense civile mises en place pendant la seconde Guerre Mondiale. Il existait en effet un site de réquisition de chevaux par l’occupation ainsi qu’un hôpital vétérinaire allemand (Pferdelazareth) à Bar-sur-Aube en 1940-41. Les chevaux auraient pu être vicitimes d’un incendie bien qu’aucun témoignage n’atteste d’un tel incident.

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Pour célébrer les 50 ans de relations diplomatiques franco-chinoises, l’AFC Lille lance « 50 ans, 50 portraits »

Pour célébrer les 50 ans de relations diplomatiques franco-chinoises, l’AFC Lille lance « 50 ans, 50 portraits »

27 janvier 2014 – Il y a 50 ans le Général de Gaulle alors Président de la République française, reconnaîssait officiellement la République populaire de Chine. La nouvelle est annoncée dans un communiqué de presse le 27 janvier 1964 et marque le début des relations diplomatiques entre les deux pays (cf. article sur la reconnaissance de la Chine en 1964).
L’association lilloise des Amitiés Franco-Chinoises a choisi de célébrer ces 50 ans d’échanges avec la Chine en invitant 50 personnalités françaises et chinoises qui vivent au quotidien ces interactions, à partager leur expérience et leur vision de la France et de la Chine. Scientifiques, artistes, sportifs, entrepreneurs et étudiants, témoigneront dès aujourd’hui sur le site www.50ans-50portraits.com de la place qu’occupent les deux pays dans leur quotidien.

Une fois par semaine, les portraits d’un Français et d’un Chinois seront mis en ligne. Jean-Yves Le Gall, président du CNES (Centre national d’études spaciales) et Bing Yin, acteur chinois, inaugurent aujourd’hui ce projet commémoratif « 50 ans 50 portraits ».

L’Association des Amitiés Franco Chinoises, proposera en parallèle une série de conférences qui seront mises en ligne et des expositions, afin de marquer cette année de commémoration.

Retrouvez le projet « 50 ans 50 portraits » sur www.50ans-50portraits.com et sur Twitter @AFCLille

En savoir plus sur l’histoire de la reconnaissance officielle de la République populaire de Chine par la France sur l’article « 1964 : La France reconnaît la République populaire de Chine »