Category Archives: Actualité

Tombe celte de Lavau, prince ou princesse ?

Tombe celte de Lavau, prince ou princesse ?

19 juin 2015 – Une équipe d’archéologues de l’Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) avait exhumé en mars dernier la tombe princière de Lavau dans le département de l’Aube. Cette tombe celte datée du début du Vème siècle avant notre ère avait alors révélé un mobilier funéraire exceptionnel : un chaudron en bronze méditerranéen à têtes de lionnes et d’Acheloos (dieu-fleuve), ciste (seau) en bronze, un coutelas dans son fourreau, bassins en bronze, etc. Dans le cadre des Journées nationales de l’archéologie (19-21 juin 2015), l’Inrap présente les derniers résultats de cette fouille achevée depuis quelques jours et nous en dit plus sur l’occupant de cette tombe.

Allongé au centre de la tombe, tête au sud, le défunt reposait avec son char à deux roues. Il a été retrouvé paré de bijoux, arborant un torque en or massif (de 580 grammes, richement décoré d’un double motif de monstre ailé), un bracelet en or à ses poignets tandis que son biceps gauche était orné d’un brassard en lignite (matière organo-minérale de couleur noire). Les archéologues ont également découvert près de sa nuque plusieurs perles d’ambre, finement travaillées, qui pourraient avoir constitué un collier ou un bijoux de cheveux. Une partie de son costume a survécu avec notamment deux agrafes en fer et en corail fermant un vêtement dont subsistent certains éléments de cuir et des rivets en fer. Ont également été retrouvés les passe-lacets et les agrafes de bronze de ses chausses.

Prince ou princesse ? La question du sexe du défunt n’a pas encore trouvé de réponse en raison du mauvais état de conservation des ossements. Or plusieurs tombes de princesse de cette même période ont été mises au jour dans le quart nord-est de la France, dont celle de Vix retrouvée en Côte-d’Or en 1953 (en savoir plus en cliquant ici). Cette tombe pourrait donc tout aussi bien appartenir à un homme qu’à une femme. Hormis l’étude de la tombe et de son mobilier, le défunt et son genre feront l’objet d’une recherche anthropologique approfondie.

En savoir plus sur cette découverte sur le site de l’Inrap.

Tombe de Lavau

Tombe de Lavau : anse d’un chaudron en bronze représentant la tête du dieu grec Acheloos

Tombe de Lavau : détail d'une cruche grecque peinte

Tombe de Lavau : détail d’une cruche grecque peinte

Tombe de Lavau : chaudron en bronze

Tombe de Lavau : chaudron en bronze

« Digital Pompéi » : une représentation 3D inédite du site archéologique

« Digital Pompéi » : une représentation 3D inédite du site archéologique

6 mai 2015 – A l’occasion de sa conférence « Build » à San Francisco (événement annuel dédié aux développeurs ) du 29 avril au 1er mai, Microsoft a présenté en avant-première le projet « Digital Pompéi » permettant de découvrir virtuellement le site archéologique de Pompéi. Un scénario de visualisation du modèle 3D intégral et une expérience de navigation virtuelle interactive via le navigateur Microsoft Edge offrent ainsi une nouvelle vie aux ruines de Pompéi.

« Digital Pompéi » résulte d’une collaboration de divers acteurs issus du privé, du public et du monde académique : Microsoft Research, Inria (institut de recherche dédié au numérique), les start-up Iconem et Cintoo3D. Au delà de Pompéi, l’objectif de ce projet est de proposer une nouvelle approche de la cartographie 3D de la ville ou des grands ensembles urbains.

Cette modélisation 3D fait appel aux techniques de « photogrammétrie » appliquées à une échelle jusqu’à présent inédite, c’est à dire celle d’une ville entière. A l’aide d’un drone et d’un ballon captif survolant le site, 30 000 photos ont été prises à 30 mètres d’altitude, couvrant l’ensemble du site archéologique. Le modèle 3D a ensuite été conçu à l’issue de 1200 heures de calculs dans le Cloud Microsoft Azure à l’aide des algorithmes issus d’Inria.

« Ce projet trouve sa source en 2009, lorsque nous avons rassemblé une équipe pluridisciplinaire au sein du centre de recherche commun Inria-Microsoft Research, pour expérimenter l’application à l’archéologie des techniques de reconstruction 3D à partir de photos numériques à l’aide du logiciel PMVS. C’est avec Hélène Dessales, maître de conférences à l’ENS et spécialiste de l’architecture romaine que nous avons d’abord étudié et modélisé la «villa de Diomède», l’une des plus grandes résidences privées de Pompéi, inédite à ce jour, avant d’imaginer pouvoir étendre cette approche à l’intégralité du site », explique Jean Ponce, professeur à l’Ecole Normale Supérieure et Directeur de l’équipe-projet commune CNRS/ENS/Inria «Willow».

« Il s’agit d’un véritable exploit technique : construire un modèle complet d’un ensemble aussi vaste et complexe que Pompéi est une mise à l’épreuve à une échelle inédite d’algorithmes expérimentaux issus de la recherche et demande une puissance de calcul considérable, obtenue grâce au Cloud Microsoft Azure. Cette collaboration exemplaire nous permet d’explorer notre passé, de partager notre héritage culturel commun, et apportera sa contribution à comprendre l’histoire et les modes de vie de cette cité romaine pratiquement détruite et ensevelie sous les cendres lors de l’éruption du Vésuve en 79 avant J-C. » indique Bernard Ourghanlian, Directeur technique et sécurité de Microsoft France.

Je vous invite à découvrir la démonstration, assez impressionnante, de cette modélisation 3D de Pompéi en vidéo (à regarder à partir de 2:02:19)

Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet Digital Pompéi

Villes souterraines de Cappadoce : nouvelles découvertes archéologiques

Villes souterraines de Cappadoce : nouvelles découvertes archéologiques

Photo : Couvent de religieuses « Kizlar Manastiri » à Gorëme, Cappadoce, Turquie

24 janvier 2015 – La région de Cappadoce située en Turquie est célèbre pour ses exceptionnels paysages parsemés de roches en forme de cheminées sculptées par l’érosion, pour ses troglodytes mais aussi pour ses cités souterraines creusées il y a plusieurs millénaires (les plus célèbres sont celles de Derinkuyu et Kaymakli). Ces gigantesques cités auraient pu être bâties par les Hittites, un peuple venu du Caucase qui arriva en Anatolie vers 2000 ans avant notre ère. La Cappadoce était une zone stratégique très convoitée. Elle était en effet située au carrefour des routes commerciales reliant les plus importantes régions du monde de l’époque. Détenir la Cappadoce permettait donc de contrôler les richesses qui y transitaient. Nombreux ont été les peuples qui ont tenté de s’en emparer : Romains, Perses, Mongoles etc. Ces invasions progressives auraient pu conduire les habitants à creuser puis à construire des forteresses pour se protéger. Plus tard sous l’empire romain, ces villes servirent d’abris pour les premiers chrétiens fuyant les persécutions. On y a ainsi retrouvé des croix gravées sur les parois ainsi que des baptistaires. Malheureusement, ces villes souterraines demeurent encore bien mystérieuses et rien ne permet d’établir avec certitude l’identité de leurs bâtisseurs.

Récemment, une nouvelle ville souterraine a été mise au jour dans la province de NevşehirIl s’agit d’une découverte archéologique majeure. Cette cité souterraine qui pourrait dater de 5000 ans selon les chercheurs, est située sous la forteresse de Nevşehir construite par les Seldjoukides (dynastie turque du XIe au XIIIème siècle) sur une colline surplombant la ville. Des galeries et des églises auraient été identifiées dans la cité. 

Les archéologues y ont fait d’autres découvertes. Des tunnels de la cité souterraine ont été mis au jour. Ils seraient suffisamment larges pour laisser passer une voiture. Selon les chercheurs, la largeur de ces tunnels pourrait indiquer qu’ils étaient utilisés pour le transport de produits agricoles vers la cité. Par ailleurs, un des tunnels passant en dessous de Nevşehir pouvait conduire à une source d’eau.  

En savoir plus sur cette découverte sur Hurriyet Daily News

En savoir plus sur les villes souterraines de Cappadoce en cliquant ici

Voyager au Moyen-Âge : superbe exposition au Musée de Cluny

Voyager au Moyen-Âge : superbe exposition au Musée de Cluny

30 novembre 2014 – Le musée de Cluny (musée national du Moyen-Âge situé dans le superbe hôtel des abbés de Cluny du XVème siècle et dans les anciennes thermes gallo-romaines du Ier et IIème siècle) propose jusqu’au 23 février 2015 une magnifique exposition sur « Voyager au Moyen-Âge ». Abritée dans le frigidarium des thermes gallo-romaines, cette exposition invite les visiteurs à découvrir le voyage au Moyen-Âge sous toutes ses formes. Marchands, pèlerins, nobles, religieux, artistes, l’exposition présente de nombreux objets et témoignages nous permettant de mieux appréhender la manière dont ces hommes et femmes du Moyen-Âge voyageaient.

« Il ne scet rien qui ne va hors » Eustache Deschamps, poëte français du XIVème siècle.

Des objets touchants comme des chaussures, des sacs de voyage, des reliques pour se protéger du danger, des cartes, des lettres de change, des vestiges d’une embarcation en bois destinée au transport de marchandises, nous donnent ainsi une idée de ce à quoi pouvait ressembler un voyage au Moyen-Âge. Parmi les cartes présentées se trouve la table de Peutinger, une impressionnante copie du XIIIème siècle indiquant sur plus de 6 mètres les routes de l’Empire romain, des îles britanniques à l’Asie. Sont aussi exposés des biens liés au confort du voyage tels que les objets de mobilier et de toilette : chandeliers, coffres, peignes, etc. Enfin parmi les objets exposés les plus impressionnants, se trouve une bible gigantesque commandée par un abbé en Angleterre et destinée au Pape Grégoire II mais qui n’atteignit jamais sa destination. On peut aussi découvrir le rouleau des morts de Saint-Bénigne de Dijon utilisé pour annoncer la mort d’un religieux à un réseau d’abbayes et invitant à prier pour son âme.

Des récits, des enluminures nous donnant par exemple un aperçu de Jérusalem au XVème siècle, des gravures et des peintures complètent ce panorama du voyage médiéval et nous permettent de mieux comprendre les motivations de ces voyageurs, quelles soient marchandes, religieuses, politiques ou qu’elles relèvent de la soif de connaissance et de la découverte de l’autre.

En savoir plus sur cette exposition sur le site du musée de Cluny.

Sacs de voyage et pièces de monnaie - Musée de Cluny

Sacs de voyage et pièces de monnaie – Musée de Cluny

Boîtes de messager - Musée de Cluny

Boîtes de messager – Musée de Cluny

Gigantesque bible exposée au musée de Cluny - Codex Amiatinus

Gigantesque bible exposée au musée de Cluny – Codex Amiatinus

Rouleau aux morts - Musée de Cluny

Rouleau des morts – Musée de Cluny

Turquie : de nouvelles mosaïques découvertes à Zeugma

Turquie : de nouvelles mosaïques découvertes à Zeugma

AA Photos

11 novembre 2014 – Les archéologues ont mis au jour trois nouvelles mosaïques lors de fouilles de la ville antique de Zeugma, située dans l’actuelle Turquie.

La cité de Zeugma fut fondée vers 300 avant notre ère par Séleucos Ier, général macédonien sous Alexandre le Grand et fondateur de la dynastie des Séleucides. Elle fut conquise par les Romains en 64 avant J.C. qui lui donnèrent le nom de Zeugma signifiant « pont », « liaison » en référence à sa position stratégique entre les deux rives du fleuve Euphrate. Située au carrefour d’une des plus importantes routes commerciales de l’antiquité, Zeugma constitua une ville clé de l’Empire romain d’Orient. Détruite en 256 par Shapur 1er, roi sassanide, elle survécut malgré tout sous la période byzantine avant d’être définitivement abandonnée au XIème siècle.

Cette période de fouilles s’achève à présent pour laisser place à la restauration et la conservation des vestiges découverts. Selon les archéologues, Zeugma aurait abrité 2000 à 3000 maisons et 25 seraient encore sous les eaux. En effet, la construction du barrage de Birecik dans les années 70 a tristement conduit à la noyade d’une partie du site archéologique de Zeugma.

En savoir plus sur le site d’Hurriyet Daily News

Autres articles sur la Turquie à découvrir ici

Une amulette égyptienne découverte en Jordanie

Une amulette égyptienne découverte en Jordanie

Credit: University of California, San Diego

21 septembre 2014 – A l’occasion de fouilles menées sur un ancien site d’extraction du cuivre en Jordanie, une équipe d’archéologues a mis au jour une amulette égyptienne portant le nom d’un puissant pharaon de la XXIIème dynastie, d’origine libyenne, Sheshonq I (945 à 924 avant J.C.).

Cette amulette en forme de scarabée découverte sur le site de Khirbat Hamra Ifdan (50 kilomètres au sud de la mer Morte) pourrait ainsi attester de l’étendue de la campagne militaire menée par le pharaon Sheshonq I dans la région, il y a près de 3000 ans. L’inscription hiéroglyphique retrouvée sur l’amulette indique : « lumineuse est la manifestation de Rê, choisi par Amon Rê ». Il s’agit du surnom du pharaon Sheshonq I, fondateur de la XXIIème dynastie.

Le site archéologique avait été découvert en 2002. Il aurait abrité une intense activité de production de métal au début de l’âge de Bronze, entre environ 3000 à 2000 avant J.C. Selon de récentes découvertes, le site aurait également connu une activité plus récente de fonte de métal pendant l’âge de fer, aux alentours de 1000 à 900 avant J.C.

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Egypte : découverte d’une peinture murale dans une tombe près de Gizeh

Egypte : découverte d’une peinture murale dans une tombe près de Gizeh

CREDIT: Photo courtesy Maksim Lebedev

20 juillet 2014 – Une peinture murale de près de 4300 ans a été mise au jour lors de la restauration de la tombe d’un prêtre située à 300 mètres des grandes pyramides de Gizeh en Egypte. En effet, si le site archéologique de Gizeh est connu pour ses grandes pyramides d’Egypte, il abrite également de nombreuses petites tombes conçues pour des individus de divers rangs sociaux sous l’Ancien Empire (2649 à 2150 avant J.C.).

La peinture murale montre des scènes de la vie quotidienne de l’Egypte antique. On y voit par exemple des barques navigant sur le Nil en direction du sud, un homme nommé Perseneb représenté avec son épouse et un chien, des scènes de la vie agricole, etc…

Selon les inscriptions retrouvées dans la tombe, l’homme nommé Perseneb aurait été un prêtre. Sa tombe composée de trois pièces (une pièce pour les offrandes, une chambre centrale et la chambre funéraire) contient 11 statues représentant Perseneb et des membres de sa famille. La tombe pourrait dater du milieu ou de la fin de la Vème dynastie (2450 – 2350 avant J.C.).

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Découverte d'une peinture dans la tombe d'un prêtre à Gizeh

Découverte d'une peinture dans la tombe d'un prêtre à Gizeh

Découverte d’une tombe à char gauloise dans les Ardennes

Découverte d’une tombe à char gauloise dans les Ardennes

© Denis Gliksman, Inrap

5 juillet 2014 – Une équipe composée d’archéologues de la cellule départementale d’Archéologie des Ardennes et de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques) mène actuellement la fouille d’une tombe aristocratique gauloise à Warcq dans les Ardennes. 

Depuis le 3 juin, pendant trois semaines, archéologues et anthropologue dégagent cette « tombe à char ». Ce type de sépulture, une tombe aristocratique, a émergé dès le VIIe siècle avant notre ère, au cours du premier âge du Fer, et s’est achèvé avec la fin de la période gauloise, au début de notre ère. Les chars les plus anciens sont équipés de 4 roues et de 2 roues au second âge du Fer. Le défunt, homme ou femme, est généralement inhumé sur le char, objet de prestige et de symbole social. Plusieurs découvertes de ce type ont déjà été réalisées en Champagne-Ardenne, généralement datées du début du second âge du Fer (Ve-IVe siècles avant notre ère).

La fouille a déjà dévoilé les niveaux supérieurs de la chambre funéraire de 15 m². Sa couverture en bois est constituée de planches soutenues par une travée centrale et des montants sur les parois de la fosse. Plusieurs éléments du char ont déjà été mis au jour, les bandages de fer des roues dont l’intérieur est recouvert de feuilles d’or, de probables cabochons de moyeux en bronze sertis de pâte de verre, des planches. Des éléments décoratifs en bronze ont également été découverts.
Par ailleurs, les restes de deux chevaux de petite taille ont été mis au jour. Selon les chercheurs, ces découvertes archéologiques offrent peu de comparaison avec les tombes à char connues à ce jour, ce qui renforce le caractère exceptionnel de cette découverte.

En savoir plus sur le site de l’Inrap

Deux sites incas et mayas rejoignent le patrimoine mondial de l’UNESCO

Deux sites incas et mayas rejoignent le patrimoine mondial de l’UNESCO

© Proyecto QÑ-Bolivia Author: Proyecto QÑ-Bolivia

22 juin 2014 – De nouveaux sites viennent de rejoindre la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO (consulter la liste entière sur le site de l’Unesco). Parmi eux, se trouvent un extraordinaire réseau de routes incas, Qhapaq Ñan, et une ancienne cité maya.

Qhapaq Ñan, est un immense réseau de routes de communication, de commerce et de défense s’étendant sur plus de 30 000 kilomètres. Il fut construit par les Incas en l’espace de plusieurs siècles et est en partie basé sur une infrastructure pré-inca. Cet incroyable réseau de route est d’autant plus impressionnant qu’il traverse des zones géographiques très difficiles d’accès. Il relie ainsi les sommets enneigés des Andes (jusqu’à plus de 6 000 m) à la côte en passant par des forêts tropicales humides, des vallées fertiles et des déserts. Le Qhapac Ñan atteignit son extension maximale au XVe siècle. Il s’étendait sur toute la longueur et la largeur des Andes. Ce site comprend 273 sites individuels illustrant les réalisations architecturales, techniques, politiques et sociales du réseau. Ces routes traversent les territoires correspondant aujourd’hui au Pérou, Chili, Colombie, Equateur, Argentine et Bolivie.

Le second site, une ancienne cité maya et ses forêts tropicales protégées de Calakmul, est une extension de l’Ancienne cité maya de Calakmul, Campêche, un site archéologique de 3000  hectares inscrit en 2002 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site est situé dans la péninsule du Yucatan au sud du Mexique. S’y trouvent les vestiges de la ville maya de Calakmul cachée au coeur de la forêt tropicale des Tierras Bajas. La ville aurait joué un rôle clé dans l’histoire de la région pendant plus de douze siècles. Ses structures sont dans un bon état de conservation permettant d’en savoir plus sur la vie menée dans une ancienne capitale maya. Le site est par ailleurs le troisième haut lieu de biodiversité du monde par sa taille. Il recouvre tous les écosystèmes subtropicaux et tropicaux du Mexique central jusqu’au canal de Panama.

Photo : © Community Tours Sian Ka’an Author: Manuel Quesada-Ix

En savoir plus sur le site de l’UNESCO

Découvertes archéologiques à Ivry-sur-Seine

Découvertes archéologiques à Ivry-sur-Seine

© Conseil général du Val-de-Marne.

9 juin 2014 – Dans le Val-de-Marne à Ivry-sur-Seine, les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et du Conseil général du Val-de-Marne étudient depuis le mois d’avril 2014 une zone de près de 16 000 m². Leurs recherches ont permis de mettre au jour plusieurs occupations du Néolithique (5500 à 2200 avant notre ère), de l’âge du Bronze ancien (2200 à 1600 avant notre ère) et du premier âge du Fer (800 à 450 avant notre ère). Ces découvertes nous éclairent sur le mode de vie des premiers habitants de la région et sur l’évolution du paysage.

Il apparaît ainsi qu’il y a plus de quatre millions d’années, l’ancêtre de la Seine coulait sur les hauteurs de Villejuif. Puis, de 2,5 millions d’années à 11 700 ans avant J.C., les glaciations retenant l’eau dans les pôles ont entraîné le déplacement du fleuve et ralenti son débit. 7000 ans avant notre ère, durant le Mésolithique, la fonte des glaces entraîna la remontée du niveau de la mer provoquant de brusques changements dans le rythme et la forme de la Seine qui ne garda que son bras actuel.

Les traces des premiers paysans d’Ivry-sur-Seine remontent au Néolithique. Cette période caractérisée par l’invention de l’agriculture et de l’élevage, apparaît au Proche-Orient vers 9500 avant notre ère et 2000 ans plus tard en Europe. Les vestiges de premières enceintes composées de fossés doublés de palissades révèlent que les premiers paysans d’Ivry-sur-Seine occupèrent la zone pendant la période du Néolithique moyen, vers 4600 avant notre ère. À cette époque, les défunts étaient dispersés au sein de l’habitat ou regroupés dans de petites nécropoles. Les archéologues ont ainsi mis au jour à Ivry-sur-Seine une sépulture dans une fosse qui abritait le corps d’une femme enveloppé d’un matériau souple, tissu ou cuir fin. Les archéologues ont également découvert la présence d’une pointe en os placée derrière son crâne.

Enfin, les archéologues ont découvert une hache en bronze parfaitement conservée témoignant de l’occupation du site pendant l’âge du Bronze (2200 à 800 avant notre ère). Pendant cette période, puis durant l’âge du Fer (800 à 52 avant notre ère), les techniques agricoles progressèrent et formèrent un nouveau paysage agraire avec la présence de fermes, champs et enclos. L’invention du bronze a entraîné de profondes mutations. Cet alliage de cuivre et d’étain, d’une grande solidité, permis la fabrication d’objets de prestige et d’armes (outils, parures, épées, casques et cuirasses) réservés aux élites. L’intérêt qu’ils suscitèrent fut à l’origine de la constitution de réseaux d’échanges à travers toute l’Europe.

En savoir plus sur le site de l’inrap