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Jess Bontemps
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Turquie, une intrigante ville souterraine découverte en Cappadoce

Turquie, une intrigante ville souterraine découverte en Cappadoce

AA Photos

28 novembre 2015 – De nouvelles découvertes auraient été faites dans la ville souterraine récemment mise au jour dans la province de Nevşehir en Cappadoce. Cette magnifique région de Turquie est célèbre pour ses incroyables paysages sculptés par l’érosion, ses troglodytes et ses cités souterraines creusées il y a plusieurs millénaires (en savoir plus en cliquant ici). Cette nouvelle ville souterraine aurait pu servir de résidence permanente à ses habitants. Si tel est vraiment le cas, il s’agirait alors d’une découverte capitale puisque les autres villes souterraines de Cappadoce avaient avant tout une fonction défensive et servaient selon les chercheurs de refuge temporaire en cas d’attaque.

Selon Hasan Ünver, maire de Nevşehir, plusieurs découvertes pencheraient en faveur de cette théorie. De longs tunnels suffisamment larges pour laisser passer une voiture ont été mis au jour (découverte annoncée en décembre dernier). Ces tunnels se distingueraient par leur largeur des autres cités souterraines. Ils auraient servi au transport de produits agricoles vers la cité.  Auraient aussi été découverts des espaces s’apparentant à des lieux de vie, des zones où était produite de l’huile de lin et des lieux de culte. Il faudra néanmoins attendre la fin des fouilles pour en savoir plus sur cette hypothèse.

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Le château d'Ushisar

Le château d’Ushisar en Cappadoce

Musée en plein air de Gorëme en Cappadoce, Turquie

Musée en plein air de Gorëme en Cappadoce, Turquie

Un vaste espace funéraire du IV-VIIème s. découvert à Lyon

Un vaste espace funéraire du IV-VIIème s. découvert à Lyon

© Romain Etienne Item, Inrap

17 octobre 2015 – L’Institut national de recherches archéologiques préventives, l’Inrap, a mis au jour un vaste complexe funéraire dans le 5ème arrondissement de Lyon. Cette nécropole aurait été établie entre deux églises paléochrétiennes, Saint-Irénée et Saint-Just, entre le IVème et le VIIème siècle. Le site abriterait près de 600 sépultures qui pourraient nous en apprendre davantage sur les pratiques funéraires de l’époque paléochrétienne.

Cet espace funéraire vieux de 1500 ans est placé sur le versant oriental de la butte dominée par l’église de Saint-Irénée près de la colline de Fourvière. À l’époque romaine, cet endroit était situé à l’extérieur de la ville. À partir du IVème siècle, avec l’édification de l’église Saint-Irénée qui abrite les corps des premiers évêques sanctifiés de Lyon, Saint Irénée et Saint Just, la vocation funéraire du lieu se renforça et s’étendit aux parcelles voisines. Le cimetière perdura jusqu’au VIIème siècle.

Les fouilles ont révélé des pratiques funéraires variées. Les archéologues ont ainsi mis au jour essentiellement des cercueils en bois, mais aussi des sarcophages en pierre faits de demi-cuves accolées, des amphores ayant contenu des nouveau-nés, des coffrages de tuiles et des tombes en pleine terre. Des fragments d’architecture plus anciens ont parfois été réemployés pour la construction de ces sépultures. La cuisse d’une statue en marbre marque ainsi l’emplacement d’une tombe, tandis que la jambe d’une autre sert de calage pour un coffrage de bois. Les archéologues ont également découvert une frise comportant un griffon qui a été retaillée pour la fabrication d’un sarcophage. Quelques fragments d’inscriptions funéraires paléochrétiennes indiquant l’âge ou le nom de défunts ont été retrouvés, sans que les archéologues puissent pour autant les associer précisément à une sépulture.

Les débuts du christianisme au IVème siècle

Les vestiges archéologiques pourraient nous permettre d’en savoir plus sur l’époque paléochrétienne qui n’a laissé que de rares documents historiques derrière elle. En 312, l’empereur Constantin accorda la liberté de culte aux chrétiens par l’édit de Milan. Pour autant, il semblerait que le christianisme ait mis du temps à s’imposer et à remplacer le paganisme dans les anciennes provinces de l’empire romain. Il aurait fallu plus de six siècles pour qu’elles deviennent majoritairement chrétiennes. Si l’Asie Mineure et l’Égypte ont été largement christianisées aux IIIème et IVème siècles, le phénomène aurait été beaucoup plus long en Grèce.

En Gaule, le processus fut progressif. La première référence de l’existence d’une communauté chrétienne est une lettre des chrétiens de Lyon et de Vienne qui raconte la persécution de l’empereur Marc Aurèle à leur égard en 177. C’est seulement à la fin du IVème siècle que l’ensemble des capitales régionales fut pourvu d’un évêque. C’est à partir de la fin du VIème siècle que les chapelles rurales commencèrent à se multiplier, montrant ainsi que la christianisation atteignit les campagnes.

En savoir plus sur le site de l’inrap.

De rares fresques romaines découvertes à Arles

De rares fresques romaines découvertes à Arles

© J. Boislève/ Inrap

14 juillet 2015 – Des fresques exceptionnelles de l’époque romaine ont été mises au jour à Arles. Mettant en scène des personnages très finement travaillés, ces peintures murales dévoilent par ailleurs un style de représentation extrêmement rare. Depuis le 1er avril 2015, des fouilles archéologiques ont repris à Arles sur le site d’une maison datée du Ier siècle avant J.-C (site municipal de la Verrerie dans le quartier de Trinquetaille). Ces recherches sont réalisées par le service archéologique du conseil départemental des Bouches-du-Rhône avec le soutien de la ville d’Arles et en partenariat avec l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Débutées en 2014, elles s’achèveront en 2016 à raison de quatre mois de fouille par an.

Arles et le site archéologique de Trinquetaille à l’époque romaine

Située à l’embouchure du Rhône, la ville portuaire d’Arles s’est implantée dès le VIème siècle avant J.-C. sur un axe commercial majeur qui a permis le développement de la cité. A partir des années 30 avant notre ère, la ville côté rive gauche (où se trouvait le coeur civique et administratif) fut dotée de rues pavées, d’arcs monumentaux, d’un forum et d’un théâtre.

Trinquetaille qui se trouvait sur la rive droite du Rhône, était à l’époque romaine un vaste quartier portuaire et résidentiel comme en témoignent les traces d’occupation s’échelonnant du Ier siècle avant J.-C. à la fin du Vème siècle. Le quartier avait également une fonction économique avec un forum, des docks, des entrepôts et des activités artisanales ainsi qu’une fonction funéraire avec la présence d’au moins deux nécropoles. Vers la fin du IIIème siècle, le site aurait été victime d’une destruction violente suivie de son abandon progressif. Des premières fouilles archéologiques réalisées de 1982 à 1984 avaient déjà révélé un quartier d’habitations romaines. L’étude des maisons datant du IIème siècle de notre ère avait permis d’entrevoir le luxe de ces habitations caractérisées par un large apparat décoratif (placages de marbre, peintures murales et mosaïques). Laissé de côté pendant plus de 20 ans, ce site fait à présent de nouveau l’objet de fouilles.

Nouvelles découvertes archéologiques

Une première campagne de fouilles avait révélé en 2014, dans une première pièce associée à une chambre à coucher, un rare décor peint de deuxième style pompéien (selon la classification établie dès le XIXème siècle sur la base des peintures mises au jour à Pompéi), daté entre 70 et 20 avant notre ère. Ce type de peintures de haute qualité était réservé aux salles d’apparat des plus riches demeures, souvent celles des élites dirigeantes de la cité, de Romains installés dans la région après la conquête ou de notables locaux cherchant à marquer leur assimilation au mode de vie romaine.

Fresque romaine découverte à Arles

© J. Boislève/ Inrap – Fresque romaine découverte à Arles

Dans la pièce voisine actuellement fouillée, les archéologues ont découvert un décor unique en France. Il appartient également au deuxième style pompéien mais présente une variante jusqu’à présent inédite en France. La fresque insère en effet dans l’architecture fictive des personnages de grande taille. Sur un fond uni de rouge vermillon (pigment de luxe pour l’époque), des colonnes fictives imitant le marbre forment des espaces dans lesquels sont représentés divers personnages. Les morceaux de fresque montrant une femme jouant d’un instrument à cordes ressemblant à une harpe ont ainsi été exhumés (cf. photo ci-contre). Les premières observations ne permettent pas encore d’identifier les personnages de cette scène murale. Néanmoins, quelques indices semblent trahir la présence du dieu Pan et laisse penser que la fresque pourrait illustrer l’univers de Bacchus souvent représenté sur les murs romains.

La qualité et la finesse de la représentation des visages, des corps et des vêtements ainsi que la richesse des pigments témoignent d’un travail d’atelier extrêmement qualifié, venant probablement d’Italie. Ces peintures dévoilent ainsi un site exceptionnel dont la richesse et le style des fresques (également peu nombreuses en Italie) renvoient à certaines des plus riches villas romaines du Ier siècle avant J.-C. comme la villa de Boscoréale et la villa des Mystères à Pompéi.

Le deuxième style pompéien n’a jusqu’alors été identifié  que sur une vingtaine de sites en France. Le site d’Arles offre ainsi la possibilité pour les chercheurs de mieux comprendre la diffusion de cette mode dans le sud de la Gaule. Ces découvertes permettent également d’en savoir plus sur un très riche habitat implanté en rive droite du Rhône, dès le Ier siècle avant notre ère au moment où l’antique Arelate connaissait justement un essor politique et économique après son soutien à César lors de la guerre civile qui l’opposa à Pompée.  

En savoir plus sur le site de l’Inrap

Tombe celte de Lavau, prince ou princesse ?

Tombe celte de Lavau, prince ou princesse ?

19 juin 2015 – Une équipe d’archéologues de l’Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) avait exhumé en mars dernier la tombe princière de Lavau dans le département de l’Aube. Cette tombe celte datée du début du Vème siècle avant notre ère avait alors révélé un mobilier funéraire exceptionnel : un chaudron en bronze méditerranéen à têtes de lionnes et d’Acheloos (dieu-fleuve), ciste (seau) en bronze, un coutelas dans son fourreau, bassins en bronze, etc. Dans le cadre des Journées nationales de l’archéologie (19-21 juin 2015), l’Inrap présente les derniers résultats de cette fouille achevée depuis quelques jours et nous en dit plus sur l’occupant de cette tombe.

Allongé au centre de la tombe, tête au sud, le défunt reposait avec son char à deux roues. Il a été retrouvé paré de bijoux, arborant un torque en or massif (de 580 grammes, richement décoré d’un double motif de monstre ailé), un bracelet en or à ses poignets tandis que son biceps gauche était orné d’un brassard en lignite (matière organo-minérale de couleur noire). Les archéologues ont également découvert près de sa nuque plusieurs perles d’ambre, finement travaillées, qui pourraient avoir constitué un collier ou un bijoux de cheveux. Une partie de son costume a survécu avec notamment deux agrafes en fer et en corail fermant un vêtement dont subsistent certains éléments de cuir et des rivets en fer. Ont également été retrouvés les passe-lacets et les agrafes de bronze de ses chausses.

Prince ou princesse ? La question du sexe du défunt n’a pas encore trouvé de réponse en raison du mauvais état de conservation des ossements. Or plusieurs tombes de princesse de cette même période ont été mises au jour dans le quart nord-est de la France, dont celle de Vix retrouvée en Côte-d’Or en 1953 (en savoir plus en cliquant ici). Cette tombe pourrait donc tout aussi bien appartenir à un homme qu’à une femme. Hormis l’étude de la tombe et de son mobilier, le défunt et son genre feront l’objet d’une recherche anthropologique approfondie.

En savoir plus sur cette découverte sur le site de l’Inrap.

Tombe de Lavau

Tombe de Lavau : anse d’un chaudron en bronze représentant la tête du dieu grec Acheloos

Tombe de Lavau : détail d'une cruche grecque peinte

Tombe de Lavau : détail d’une cruche grecque peinte

Tombe de Lavau : chaudron en bronze

Tombe de Lavau : chaudron en bronze

“Digital Pompéi” : une représentation 3D inédite du site archéologique

“Digital Pompéi” : une représentation 3D inédite du site archéologique

6 mai 2015 – A l’occasion de sa conférence « Build » à San Francisco (événement annuel dédié aux développeurs ) du 29 avril au 1er mai, Microsoft a présenté en avant-première le projet « Digital Pompéi » permettant de découvrir virtuellement le site archéologique de Pompéi. Un scénario de visualisation du modèle 3D intégral et une expérience de navigation virtuelle interactive via le navigateur Microsoft Edge offrent ainsi une nouvelle vie aux ruines de Pompéi.

“Digital Pompéi” résulte d’une collaboration de divers acteurs issus du privé, du public et du monde académique : Microsoft Research, Inria (institut de recherche dédié au numérique), les start-up Iconem et Cintoo3D. Au delà de Pompéi, l’objectif de ce projet est de proposer une nouvelle approche de la cartographie 3D de la ville ou des grands ensembles urbains.

Cette modélisation 3D fait appel aux techniques de « photogrammétrie » appliquées à une échelle jusqu’à présent inédite, c’est à dire celle d’une ville entière. A l’aide d’un drone et d’un ballon captif survolant le site, 30 000 photos ont été prises à 30 mètres d’altitude, couvrant l’ensemble du site archéologique. Le modèle 3D a ensuite été conçu à l’issue de 1200 heures de calculs dans le Cloud Microsoft Azure à l’aide des algorithmes issus d’Inria.

« Ce projet trouve sa source en 2009, lorsque nous avons rassemblé une équipe pluridisciplinaire au sein du centre de recherche commun Inria-Microsoft Research, pour expérimenter l’application à l’archéologie des techniques de reconstruction 3D à partir de photos numériques à l’aide du logiciel PMVS. C’est avec Hélène Dessales, maître de conférences à l’ENS et spécialiste de l’architecture romaine que nous avons d’abord étudié et modélisé la «villa de Diomède», l’une des plus grandes résidences privées de Pompéi, inédite à ce jour, avant d’imaginer pouvoir étendre cette approche à l’intégralité du site », explique Jean Ponce, professeur à l’Ecole Normale Supérieure et Directeur de l’équipe-projet commune CNRS/ENS/Inria «Willow».

« Il s’agit d’un véritable exploit technique : construire un modèle complet d’un ensemble aussi vaste et complexe que Pompéi est une mise à l’épreuve à une échelle inédite d’algorithmes expérimentaux issus de la recherche et demande une puissance de calcul considérable, obtenue grâce au Cloud Microsoft Azure. Cette collaboration exemplaire nous permet d’explorer notre passé, de partager notre héritage culturel commun, et apportera sa contribution à comprendre l’histoire et les modes de vie de cette cité romaine pratiquement détruite et ensevelie sous les cendres lors de l’éruption du Vésuve en 79 avant J-C. » indique Bernard Ourghanlian, Directeur technique et sécurité de Microsoft France.

Je vous invite à découvrir la démonstration, assez impressionnante, de cette modélisation 3D de Pompéi en vidéo (à regarder à partir de 2:02:19)

Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet Digital Pompéi

La croisade contre les Cathares dans le sud de la France

La croisade contre les Cathares dans le sud de la France

Direction le Sud de la France dans les Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon, à la rencontre des villes de Carcassonne, Albi et Cordes sur Ciel. Ces superbes cités ont chacune connu un destin et une histoire différente. Elles sont pourtant toutes trois marquées par un même événement qui laissa une trace indélébile dans leur passé, la croisade contre les Albigeois, également appelés “Cathares”. Le catharisme, nouvelle religion prêchant le retour à la simplicité et ne reconnaissant pas l’Eglise de Rome, prit une véritable ampleur aux XIIème et XIIIème siècles dans cette région de France. Constituant une sérieuse menace pour l’Eglise catholique, le Pape appela à la croisade contre les “Albigeois”. Foyers de cette doctrine religieuse, les villes de Carcassonne, Béziers, Albi et Cordes ont gardé les stigmates de cette guerre sanglante de religion et de pouvoir. Je vous propose de partir à la découverte de cette période méconnue de l’histoire de France, à la fois terrible et passionnante. 

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Carcassonne, au coeur de la croisade contre les Cathares

Carcassonne, au coeur de la croisade contre les Cathares

En route vers le cœur historique de Carcassonne. Derrière les hautes murailles encerclant la vieille ville, pointent les toits oranges et bleus des 52 tours de défense restaurées par Viollet le Duc au XIXème siècle. Dominant la rivière de l’Aude, la ville fortifiée de Carcassonne et son château s’imposent au visiteur telle une forteresse imprenable. Elle est pourtant bel et bien prise d’assaut chaque année par près de deux millions de visiteurs venus admirer cette formidable ville. A l’intérieur de la cité se mêlent superbes monuments historiques, ruelles médiévales et boutiques à touristes en tout genre donnant parfois le curieux sentiment d’être dans une sorte de Disney Land médiéval. Malgré cet aspect quelque peu artificiel, Carcassonne cache derrière ses murs un riche passé historique notamment marqué par la croisade contre les Cathares qui mit le Midi à feu et à sang au début du XIIIème siècle.

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Albi, histoire de la magnifique cité épiscopale

Albi, histoire de la magnifique cité épiscopale

Imposante, massive, guerrière, la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi ne peut échapper au regard du visiteur lorsqu’il pénètre dans la ville. Impossible de passer à côté de cette forteresse de dieu, écrasant de toute sa puissance celui qui lève les yeux vers elle. Il faut dire que le spectacle est saisissant lorsque l’on arrive dans la magnifique cité épiscopale d’Albi. Son immense cathédrale se dresse au dessus de la ville et domine le Tarn enjambé par le Pont-Vieux. Sur ses flancs, le palais épiscopal de la Berbie invite les passants à se perdre dans ses jardins tandis que les ruelles de la vieille ville appellent à découvrir le riche passé de cette cité. Vous l’aurez compris, Albi est l’un des coups de cœur de mon voyage dans le “Pays d’Oc”. Située dans le département du Tarn, la ville d’Albi est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette cité qui a accueilli d’illustres personnages comme Toulouse Lautrec ou le navigateur La Perouse est aussi un lieu incontournable dans la compréhension d’une période charnière de l’histoire de la région, la croisade contre les “Albigeois” également surnommés “Cathares”.

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Cordes sur Ciel, héritage de la croisade albigeoise

Cordes sur Ciel, héritage de la croisade albigeoise

Fièrement dressé sur une colline rocheuse (le puech de Mordagne), le magnifique village de Cordes sur Ciel invite à une véritable plongée dans l’histoire de la croisade contre les Cathares qui ébranla le Midi au début du XIIIème siècle. Charmant et authentique, Cordes (surnommé “Cordes sur Ciel” par l’écrivaine et poétesse Jeanne Ramel Cals) conserve encore des marques visibles de son passé. Avec ses remparts, ses portes défensives, ses petites rues médiévales mais aussi ses vestiges de la Renaissance, le tout surplombant la superbe campagne du Pays Cordais, ce village est tout simplement une merveille que je vous invite à découvrir. 

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La Bretagne rattachée au royaume de France

La Bretagne rattachée au royaume de France

Je vous propose de partir à la découverte d’une période clé de l’histoire de la Bretagne, celle de son rattachement au royaume de France après bien des luttes pour le maintien de son autonomie. On ne peut bien sûr pas parler de ces événements sans évoquer la duchesse Anne de Bretagne, si chère au coeur des Bretons. Des guerres pour l’indépendance jusqu’à la signature du traité d’Union du duché de Bretagne au royaume de France, la Bretagne nous livre une histoire passionnante. Un passé qui a été remis sur le devant de la scène en 2014 avec le 500ème anniversaire du décès d’Anne de Bretagne. Je vous invite à découvrir cette histoire à travers deux lieux emblématiques, les villes de Rennes et de Vannes.

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