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Jess Bontemps
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Info: Blog sur l'histoire des lieux que j'affectionne, qu'ils soient célèbres ou non, et que j'ai eu l'occasion de visiter au cours de voyages ou autre. Je partage également des actualités sur l'histoire et l'archéologie.
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Laos : Vat Phu, berceau de l’empire khmer

Laos : Vat Phu, berceau de l’empire khmer

C’est au sud du Laos, près de la petite ville de Champassak et sur les bords du Mékong, que je vous propose de découvrir les origines de l’empire khmer qui régna sur les territoires du Cambodge, du Laos et de l’est de la Thaïlande pendant près de huit siècles. Partons sur les traces de Vat Phu, capitale khmer qui fut fondée bien avant la célèbre Angkor située au Cambodge. Souvent délaissé par les touristes qui lui préfèrent la gigantesque et époustouflante Angkor, le site archéologique de Vat Phu, certes plus modeste, n’en est pas moins admirable et essentiel pour comprendre l’histoire de l’empire khmer. 

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“La malédiction des Trencavel” – Bernard Mahoux

“La malédiction des Trencavel” – Bernard Mahoux

« La malédiction des Trencavel » de Bernard Mahoux est une passionnante saga de sept tomes qui retrace l’histoire de la croisade contre les Cathares (en savoir plus sur l’histoire de la croisade contre les Cathares en cliquant ici) qui ensanglantât le sud de la France au XIIIème siècle. 

A travers les récits de la comtesse Adélaïs de Toulouse et de son fils Raymond-Roger Trencavel, vicomte de Béziers, de Carcassonne et d’Albi, Bernard Mahoux nous fait découvrir une période méconnue de l’histoire de France. Des origines du conflit jusqu’à la croisade contre les Cathares, ces sept romans nous plongent au coeur d’une Occitanie médiévale également marquée par l’essor de la chevalerie, de la poésie et des troubadours.

La saga fait revivre les villes de Carcassonne, d’Albi, de Béziers, de Toulouse et de Paris aux XIIème et XIIIème siècles et nous emmène de l’autre côté des Pyrénées, au royaume d’Aragon. Palpitante, émouvante, romantique, le tout dans un cadre historique respecté bien que romancé, cette saga est à dévorer sans modération.

Tome 1 – “Adélaïs, comtesse de Toulouse”

Tome 2 – “La saison des orages”

Tome 3 – “L’enfant du miracle”

Tome 4 – “L’agneau cathare”

Cycle de Raymond-Roger :

Tome 1 – “La danse du Cathare”

Tome 2 – “Quand la louve s’éveillera”

Tome 3 – “L’immolation”

“Je te vois reine des quatre parties du Monde” – Alexandra Lapierre

“Je te vois reine des quatre parties du Monde” – Alexandra Lapierre

C’est avec cet incroyable roman historique que j’ai découvert l’exceptionnelle plume d’Alexandra Lapierre. Cette auteure a le don de faire revivre des figures féminines tombées dans les oubliettes de l’histoire. En plus de son superbe style d’écriture, Alexandra Lapierre consacre plusieurs années de recherche à chacun de ses personnages, donnant ainsi une solide assise historique à ses romans.

Je te vois reine des quatre parties du Monde” nous fait découvrir la navigatrice Isabel Barreto de Castro (1567-1612), première et seule femme amirale de l’histoire de la navigation espagnole. Epouse du navigateur Alvaro de Mendana, elle s’embarqua à ses côtés en 1595, depuis Lima, à la tête d’une expédition composée de quatre galions en quête d’un nouveau continent, l’Australie. Au cours de ce voyage, Isabel devra affronter de nombreuses épreuves et accomplir des gestes dont elle ne pourra jamais se pardonner.

Entre aventure, passion mais aussi douleur souvent indissociable des expéditions maritimes, Alexandra Lapierre nous embarque littéralement aux côtés de cette femme extraordinaire, partie à la conquête de l’Océan Pacifique et de ses îles, du Pérou jusqu’aux Philippines.

Une odeur de gingembre – Oswald Wynd

Une odeur de gingembre – Oswald Wynd

Ce roman historique nous transporte dans la Chine du début du XXème siècle puis dans le Japon des années 30 et 40 à travers le récit de Mary Mackenzie. Mary est une jeune écossaise pleine de curiosité et désireuse de s’extraire du carcan imposé par la société de l’époque.

Tout commence en 1903 lorsque Mary s’embarque pour un long voyage vers la Chine où elle doit épouser un militaire britannique. L’on découvre à travers les yeux de cette héroïne courageuse, intelligente mais un brin naïve, une Chine impériale sur le déclin, en proie à une crise profonde et à la merci de puissances européennes qui rêvent de la conquérir. Mary arrive ainsi en Chine au lendemain de la sanglante ‘Révolte des Boxers’ (1899-1901), un mouvement nationaliste qui s’opposa violemment aux colons européens et qui fut réprimé par les puissances occidentales.

Son esprit libre et un mariage décevant la conduiront à une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant. Chassée par son mari et définitivement rejetée de la société, Mary décide de fuir au Japon, un pays alors hostile aux étrangers et où elle doit à présent survivre.

Je ne peux que vous conseiller ce récit passionnant et émouvant qui offre un aperçu de l’histoire de la Chine et du Japon dans la première moitié du XXème siècle et qui nous fait découvrir une société japonaise rigide et soumise aux aléas politiques du monde qui l’entoure.

Exposition Barbie: histoire d’une poupée controversée

Exposition Barbie: histoire d’une poupée controversée

13 août 2016Le Musée des arts décoratifs de Paris accueille jusqu’au 18 septembre une exposition pour le moins originale dédiée à Barbie, poupée iconique aussi universellement célèbre que décriée. Cette exposition très bien réalisée nous plonge non seulement dans nos souvenirs d’enfance (du moins pour ma part) mais nous fait aussi découvrir l’histoire de Barbie en nous livrant une passionnante analyse sociologique des époques où elle évolue.

Crée à la fin des années 50 par Ruth Handler, Barbie arrive pour la première fois en magasin en 1959. Le succès est immédiat. Ce jouet constitue alors une véritable révolution. Cette poupée sexy et dotée de seins va à l’encontre des habituels poupons et baigneurs destinés à être cajolés par de petites filles apprenant leur futur rôle de mère. Barbie est une femme indépendante et permet d’imaginer une vie de femme qui ne se limite pas à la maternité.

Barbie est libre et s’assume mais elle est aussi mannequin et icône de mode. Son aspect filiforme, sa chevelure blonde, ses yeux bleus et ses tenues parfois vulgaires ont fait de Barbie un jouet très controversé. Mattel s’est pourtant attaché à créer différents modèles de Barbie prenant en compte la diversité des individus et l’évolution de la société. En 1968, en pleine lutte interraciale aux Etats-Unis, Mattel lance une poupée afro-américaine. Barbie est aussi une femme qui travaille et qui peut aussi bien être chirurgienne, hôtesse de l’air, astronaute ou bien même développeuse depuis juin 2016. Récemment, la nouvelle ligne de Barbie Fashionista affiche une variété de visages, de couleurs de peau, d’yeux, de cheveux et offrent quatre silhouettes portant des vêtements plus distingués.

Cette exposition et ses 700 poupées Barbie nous plongent ainsi au coeur de l’American way of life des années 50 et 60, nous emmène dans les coulisses de fabrication de Barbie et retrace l’évolution, au rythme des avancées sociétales, de ce jouet qui a marqué l’enfance de millions de petites filles.

Musée des Arts Décoratifs: 107, rue de Rivoli – 75001 Paris – Jusqu’au 18 septembre 2016

Tarif: 11 euros par personne (plein tarif).

Horairesdu mardi au dimanche de 11h à 18h / Nocturne jusqu’à 21h le jeudi. 

Barbie n'est pas juste une bimbo, elle pratique aussi différents métiers.

Barbie n’est pas juste une bimbo, elle pratique aussi différents métiers. Exposition Barbie.

Civilisation de l’Indus: les origines du déclin

Civilisation de l’Indus: les origines du déclin

5 juin 2016 – Une récente étude conduite par des chercheurs indiens avance une nouvelle théorie expliquant le déclin de la civilisation de la vallée de l’Indus. L’étude révèle également que cette civilisation de l’âge du bronze qui occupait le nord-ouest de l’Inde et l’actuel Pakistan serait encore plus ancienne que ce que l’on pensait: elle aurait au moins 8000 ans selon les tests au carbone 14 effectués par les chercheurs. 

Disparue vers 1900 avant notre ère, la civilisation de l’Indus s’était développée autour de centres urbains organisés. Ont ainsi été mises au jour les villes d’Harappa et de Mohenjo-Daro au Pakistan et de Lothal, Dholavira et Kalibangan en Inde. Des épisodes de sécheresses sont souvent mis au cause dans l’effondrement de cette société encore méconnue.

La fouille du sol du site indien de Birrhana a permis aux chercheurs d’élaborer une nouvelle hypothèse. Un changement de pratiques agricoles pour faire face au changement climatique serait à l’origine de la régression de la civilisation de l’Indus. Les agriculteurs auraient changé leur culture de blé et d’orge pour des céréales plus résistantes à la sécheresse comme le millet.

Ce changement de culture aurait eu des conséquences sur le système de stockage organisés des villes qui aurait été abandonné au profit de cultures individuelles. Cette réorganisation aurait progressivement conduit à une de-urbanisation et un recul des agglomérations.

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Archéologie à Lille : découverte d’un château fort

Archéologie à Lille : découverte d’un château fort

Le logis du XVIème siècle © JP Pepek Balloïde photo, Inrap.

 

18 mars 2016 – Des fouilles archéologiques menées par l’Inrap dans un quartier de Lille, Fives, ont révélé une occupation du site du Ier siècle avant notre ère jusqu’au XVIIIème siècle. Les archéologues ont mis au jour les vestiges d’un château défensif remplacé plus tardivement par une demeure résidentielle. Ces découvertes archéologiques couplées aux archives historiques, permettent d’en savoir plus sur l’histoire mouvementée de la magnifique ville de Lille et sur la vie quotidienne de ses anciens habitants. 

Selon les archéologues, le site aurait été occupé dès le Ier siècle avant J.C. En témoignent la céramique, les ossements d’origine animale et les multiples fosses découvertes dans une terre marécageuse. Le site fut également occupé au Moyen Âge, du XIVème au XVème siècles. Les archéologues ont en effet mis au jour une série de très grandes fosses, probablement à usage artisanal. Il pourrait s’agir de la basse-cour du château de la Phalecque, mentionné dans les archives de l’époque.

Le château de la Phalecque au XVIème siècle

Les fouilles ont révélé un édifice du XVIème à la fonction défensive. Le château était entouré d’un fossé dans lequel les archéologues ont mis au jour des boulets de canon en métal et en pierre portant des traces d’impacts. Cette découverte témoigne des périodes de conflits entre les Flandres et le Royaume de France et de la position vulnérable du château aux portes de Lille. Les archéologues ont également découvert des planches et des pieux en bois qui servaient à stabiliser ce fossé d’enclos. Exceptionnellement bien conservés malgré un environnement assez humide, ces vestiges permettront d’affiner la datation de l’occupation grâce à la dendrochronologie, l’étude des cernes des bois.

De nombreux autres objets ont été exhumés du fossé. Des services de table comprenant des verreries de Venise, des cuillères en argent et des céramiques de Delft (située aux Pays-Bas) ont été mis au jour. Ces superbes objets indiquent le niveau de vie élevé des résidents du château. Enfin, des fragments de vitraux, de poêle à bois domestique, des éléments de pompe à bras pour puiser l’eau, des carreaux de pavements décorés, des épis de faitage modelés (pièce décorative d’une tige métallique en général placée sur une toiture) ainsi que les nombreux blocs de calcaire sculptés, sont de précieux indices sur le mode de construction du château.

Plat en faïence de Delft du XVIe siècle. © Dominique Bossut, Inrap.

Plat en faïence de Delft du XVIe siècle.
© Dominique Bossut, Inrap.

Cuillère en argent (face et revers) du XVIe siècle. © Dominique Bossut, Inrap.

Cuillère en argent (face et revers) du XVIe siècle.
© Dominique Bossut, Inrap.

Un château résidentiel au XVIIIème siècle

Vers la fin du XVIIème siècle, le château fort fut rasé et réaménagé pour devenir un édifice à la fonction résidentielle. En témoigne la présence d’un jardin et d’une «folie» (maison de plaisance) dans le fond de jardin. Tout comme le petit Trianon de Versailles, la villégiature présentait une rotonde entourée d’un couloir circulaire reliant quatre pièces quadrangulaires réparties en croix.

Lors du dernier siège de Lille par les Autrichiens, en 1792, le château de la Phalecque servit de poste avancé pour les assiégeants et abrita 300 uhlans (cavaliers germaniques armés d’une lance). Le château ne résista malheureusement aux assauts de l’histoire. Pour une meilleure défense de la ville, un no man’s land fut créé autour des remparts du château et la propriété fut définitivement détruite.

En savoir plus sur cette découverte sur le site de l’Inrap et avec cette vidéo: 

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Hong Kong et la légende des empereurs Song

Hong Kong et la légende des empereurs Song

Sous son épais manteau de modernité, Hong Kong nous réserve bien des surprises. Vestiges du néolithique, tombe de la dynastie Han, anciens villages fortifiés, la ville de Hong Kong dévoile peu à peu les vestiges d’un passé modeste et méconnu. Il arrive également que l’histoire se mélange à la légende. C’est le cas du récit des derniers empereurs de la dynastie Song, contraints de se réfugier à Hong Kong face à l’invasion mongole à la fin du XIIIème siècle. Entre mythe et réalité, je vous propose de revenir sur cet événement qui signa la fin de la dynastie Song de Chine (960 – 1279).      

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Histoire antique de Hong Kong et Canton sous la dynastie Han

Histoire antique de Hong Kong et Canton sous la dynastie Han

Si l’histoire de Hong Kong semble seulement débuter au moment de sa cession à l’Empire britannique (1842), l’archipel a pourtant bien un passé qui commence avant l’arrivée des Anglais. Il faut dire que la transformation de Hong Kong en la folle métropole que l’on connait aujourd’hui, fut si fulgurante et spectaculaire que l’on oublie qu’il existait autre chose avant. Cette histoire, Hong Kong nous la livre à travers ses rares vestiges archéologiques. Au détour d’une nuée de gratte-ciel, il est possible d’observer les traces d’un modeste passé lié à l’une des plus grandes dynasties chinoises, celle des Han. Quant à Canton (Guangzhou, située en Chine continentale à une centaine de kilomètres de Hong Kong), la ville est surtout connue pour son rôle joué dans la guerre de l’opium au XIXème siècle. Pourtant, la découverte d’une imposante tombe royale du IIème siècle avant notre ère a fait ressurgir un autre passé que je vous propose de découvrir. 

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