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Jess Bontemps
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Info: Blog sur l'histoire des lieux que j'affectionne, qu'ils soient célèbres ou non, et que j'ai eu l'occasion de visiter au cours de voyages ou autre. Je partage également des actualités sur l'histoire et l'archéologie.
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Histoire de la tour du tambour de Pékin

Histoire de la tour du tambour de Pékin

Alors que je fis mes premiers pas dans le coeur historique de Pékin, l’imposante tour du tambour m’apparut sous un ciel étonnamment bleu et dégagé. Les doux rayons du soleil faisaient ressortir l’éclat rouge écarlate de ce magnifique bâtiment. Cette tour de 46,7 mètres de hauteur est unique à bien des égards. Equipée de 25 énormes tambours, elle était destinée à donner l’heure aux Pékinois. La vie des habitants était ainsi rythmée par le son grave de ces instruments. La tour s’acquitta de cette tâche pendant six siècles sous les dynasties Yuan, Ming et Qing. Témoin de la conquête de la Chine par les Mongols puis de la chute de leur dynastie, la tour du tambour nous invite à nous plonger dans la passionnante histoire de la Chine ancienne. Enfin, cette tour nous fait découvrir les ingénieux instruments de mesure du temps autrefois utilisés en Chine.

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Histoire de Tallinn au Moyen-Age, opulente ville marchande

Histoire de Tallinn au Moyen-Age, opulente ville marchande

Capitale de l’Estonie, Tallinn est un incontournable lorsque l’on visite les pays baltiques. Et pour cause, son magnifique centre historique, protégé par d’épaisses murailles surplombant la mer baltique, offre une véritable plongée dans le passé mouvementé de cette ville qui sut tirer parti du commerce maritime du nord de l’Europe. Admirables bâtiments médiévaux, impressionnantes tours de défense aux toits ocres, sublimes maisons marchandes de la Renaissance aux couleurs pastels et multiples églises, la vielle ville de Tallinn possède un riche patrimoine qui en dit long sur son histoire, du Moyen-Age à la conquête de la cité par la Russie au XVIIIème siècle.

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Tombe celte de Lavau: le mobilier funéraire analysé

Tombe celte de Lavau: le mobilier funéraire analysé

© Denis Gliksman, Inrap

3 Juin 2017 – En 2015, l’Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) avait découvert une tombe princière dans le département de l’Aube. Cette tombe celte du Vème siècle avant notre ère abritait la sépulture d’un homme et avait révélé un extraordinaire mobilier funéraire aux origines celtiques et méditerranéennes. Deux ans plus tard, la tombe continue de livrer ses secrets. Ces précieux objets sont en effet analysés afin de déterminer leur structure, leur mode d’assemblage et la composition des matériaux.

Étendu sur un char à deux roues, le défunt était paré d’un torque et de bracelets en or, d’une fibule et d’une ceinture finement décorées. De la vaisselle accompagnait le défunt: un grand chaudron et une ciste étrusques en bronze (coffre cylindrique), une oenochoé (piché de vin) attique représentant Dionysos allongé sous une vigne, une passoire ou encore un gobelet en argent.

Ce mobilier funéraire n’a pas encore fait l’objet de traitements de conservation et peut donc être soumis à des analyses poussées. Des radiographies ont par exemple révélé des motifs celtiques sur la ceinture tandis que le nettoyage du couteau et de son fourreau ont permis de voir un ornement damasquiné, finement ouvragé de fils de bronze. D’autres analyses permettent d’en savoir plus sur les techniques de métallurgie. Elles révèlent notamment un remarquable travail de fonderie du grand chaudron et de martelage de la ciste faite d’un bronze fortement chargé en étain.

Photographie macroscopique, microscopie 3D numérique et scanners 3D ont quant à eux révélé des techniques d’assemblage et de décoration provenant de différentes civilisations : la Grèce (la céramique attique), probablement l’Étrurie (les décors en or filigranés) et le monde celtique (décor ajouré en argent).

Débutées en 2015, les recherches se poursuivront jusqu’en 2019 au C2RMF, le Centre de Recherche et de Restauration des musées de France.

En savoir plus sur le site de l’Inrap.fr

La richesse du voyage en train

La richesse du voyage en train

Sa cadence lente et puissante a quelque chose de follement apaisant. Il nous transporte sur des centaines de kilomètres sans jamais rechigner à la tâche et nous offre d’uniques paysages. Je n’oublierai jamais les steppes infinies de la Mongolie, ses troupeaux de chevaux indifférents au train qui passe, les forêts de Sibérie, le paysage déchiré par les rochers de la côte sud du Japon, les terres enneigées du cercle polaire où l’on peut parfois apercevoir quelques troupeaux de rennes, ou bien encore l’éclatante campagne écossaise.

Le bruit assourdissant du train que l’on voit approcher depuis le quai pour s’arrêter avec fracas dans un crissement suraiguë, se transforme en un doux ronronnement une fois monté à bord. Il nous berce et nous invite à la rêverie. Parfois, le train peut avoir la désagréable habitude de nous envoyer valser contre ses murs lorsqu’il freine brutalement. On lui pardonne pourtant ces accès de mauvaise humeur. On lui pardonne car le train nous fait voyager dans tous les sens du terme. Il fait bien plus que nous transporter d’une destination à une autre. Il nous fait apprécier chaque kilomètre qui nous rapproche de notre but et, si la longueur du voyage le permet, il nous offre son bien le plus précieux ; une prise de conscience des distances, des territoires et de l’infini diversité des individus de ce monde que l’on prétend découvrir en voyageant.

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Superbes mosaïques romaines découvertes à Uzès

Superbes mosaïques romaines découvertes à Uzès

9 avril 2017 – Des archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) mettent actuellement au jour une partie de l’histoire d’Uzès, petite ville située dans le Gard près de Nîmes. De remarquables mosaïques romaines ont notamment été exhumées. Cette découverte témoigne du passé antique de la ville, autrefois appelée Ucetia.

L’existence de cette ville romaine n’était jusqu’à présent qu’attestée par le toponyme Ucetia, présent sur une inscription géographique de Nîmes, et par la découverte de quelques rares fragments de mosaïques dans la ville. L’actuel chantier de 4 000 m² a révélé de nombreux vestiges datés de l’époque républicaine (Ier siècle avant notre ère) à la fin de l’Antiquité (VIIe siècle), et plus rarement du Moyen-Âge. 

Les archéologues ont ainsi mis au jour un vaste bâtiment de 250 m². Il pourrait s’agir d’un édifice public qui aurait perduré jusqu’à la fin du Ier siècle de notre ère. Il comporte notamment une grande salle de 60 m² dont le sol est recouvert d’un magnifique pavement mosaïqué. Quatre animaux, hibou, canard, aigle et faon, encadrent un délicat ensemble de cercles et de rayons.  

Motif central de la mosaïque (seconde moitié du Ier siècle avant notre ère) découverte dans un probable bâtiment public.

© Bertrand Houix, Inrap 2017

Les vestiges d’une domus du Haut-Empire de plus de 500 m² ont aussi été mis au jour. Une des pièces a livré un autre sublime décor mosaïqué formé de motifs carrés entourés de quatre curieux dauphins.

Selon les chercheurs, ce secteur pourrait avoir été assidument fréquenté jusqu’à la fin de l’Antiquité, entre les Vème et VIIème siècles. Les archéologues viennent d’engager de nouvelles fouilles sur un autre secteur qui révèlent également des occupations antiques et médiévales dont deux chaussées et un carrefour, abandonnés au début du IIe siècle de notre ère.

En savoir plus sur le site de l’Inrap.

Mosaique à dauphin - Uzès

Mosaïque aux dauphins – Site archéologique d’Uzès © Yoann Pascal, Inrap 2017

Mosaïque romaine d'Uzès - Aigle

Mosaïque romaine d’Uzès – Aigle

 

Mont-Saint-Michel: découverte d’un cimetière paroissial

Mont-Saint-Michel: découverte d’un cimetière paroissial

29 janvier 2017 – L’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) a réalisé de nouvelles fouilles archéologiques au Mont-Saint-Michel, permettant d’en savoir plus sur son histoire. En 2005, les archéologues de l’Inrap avaient déjà mis au jour des moules destinés à la fabrication d’enseignes de pèlerinage. Puis, en 2011, furent découverts les vestiges d’une tour des fortifications, la tour Denis (édifiée vers 1479 et détruite en 1732). Aujourd’hui, la recherche de fortifications du XIIIème siècle a révélé la présence inattendue d’un cimetière paroissial.

Les fortifications disparues du XIIIème siècle

Initialement, les archéologues de l’Inrap recherchaient aux abords de l’église paroissiale, les fortifications du XIIIème siècle et la porte du village, mentionnés dans un texte du XVème siècle.

Au début du XIIIème siècle, le duc de Normandie et le roi de France, Philippe-Auguste, entrèrent en guerre. En 1204, les Bretons, alliés de Philippe-Auguste, firent le siège du Mont-Saint-Michel et mirent le feu au village et à l’abbaye. Une attaque facilitée par l’absence de murailles. En 1256, une enceinte en pierre fut édifiée. C’est cette enceinte que les archéologues auraient découverte.

Mise au jour du cimetière

Les fouilles ont également révélé la présence du cimetière paroissial qui aurait été détruit en 1913. À l’origine, ce cimetière s’étendait sur un rayon de 30 mètres environ autour de l’église. Endommagées et incomplètes pour la plupart, les sépultures sauvegardées permettent néanmoins aux anthropologues de recueillir de précieuses informations sur l’organisation des inhumations.

Des datations au carbone 14 et des études archéo-anthropologiques permettront une meilleure datation et la détermination de l’âge, du sexe et des éventuelles maladies ou des carences des défunts. Ces données offriront ainsi un aperçu de la population du village du Mont-Saint-Michel avant le XIIIème siècle.

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Au total, les archéologues ont mis au jour une trentaine de sépultures, sur plusieurs niveaux. © Emmanuelle Collado, Inrap

Mise au jour d’une trentaine de sépultures, sur plusieurs niveaux. © Emmanuelle Collado, Inrap

Cambodge : naissance de la fabuleuse Angkor

Cambodge : naissance de la fabuleuse Angkor

Immense Angkor et ses incroyables temples. Les mots me manquent pour décrire la beauté de cette extraordinaire ville khmer s’étendant sur des milliers d’hectares dans la forêt cambodgienne. Mystérieusement abandonnée au XVème siècle, la cité d’Angkor fut redécouverte au XIXème siècle, enfouie sous la végétation, par des explorateurs français. Autrefois capitale du puissant empire khmer qui domina une grande partie de l’Asie du sud-est, Angkor et ses ruines fascinent. Les proportions considérables de cette cité, la beauté sans pareil de ses sanctuaires de pierre et le mystère de sa disparition font d’Angkor un ensemble archéologique aussi célèbre qu’énigmatique. Quelle est l’histoire de cette ville qui comptait à son apogée au XIIème siècle plus d’habitants que n’importe quelle capitale européenne? A quoi servaient ces temples à l’impressionnante architecture et aux sculptures raffinées? Pourquoi Angkor fut abandonnée il y a près de 600 ans?

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Histoire d’Angkor Vat, le célèbre temple d’Angkor

Histoire d’Angkor Vat, le célèbre temple d’Angkor

Ses élégantes tours en bouton de fleur se dressent harmonieusement vers le ciel. Des douves de 1,5 kilomètres entourent ce temple aux dimensions colossales, combinant toute la finesse de l’art khmer à l’ingéniosité architecturale. Une large et majestueuse allée de pierres nous invite à pénétrer les successives enceintes de ce temple mythique, sous le regard d’imposants lions et serpents nagas qui veillent sur ce sanctuaire. Symbole du règne d’un puissant roi soleil qui laissa une empreinte plus que visible dans l’histoire khmer, Angkor Vat est le temple le plus célèbre et le plus visité du site archéologique d’Angkor au Cambodge. Quelle est l’histoire de cet exceptionnel temple et de celui qui en ordonna la construction?

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Angkor : folie architecturale sous Jayavarma VII

Angkor : folie architecturale sous Jayavarma VII

Si Angkor Vat est le plus célèbre temple du site archéologique d’Angkor, il ne faudrait pas oublier l’exceptionnel site d’Angkor Thom et les autres fabuleux temples construits à la fin du XIIème et au début du XIIIème siècle par le roi bouddhiste Jayavarma VII. Sûrement le plus grand roi d’Angkor, Jayavarma VII parvint à rétablir la paix dans son royaume. Surnommé le « roi bâtisseur », il fit construire de nombreux temples, écoles et hôpitaux au cours de ses 40 années de règne. Parmi ces temples se trouve le Bayon, une merveille d’architecture avec des immenses tours à visages dont les lèvres sensuelles affichent un sourire aussi serein qu’énigmatique.

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Temples d’Angkor, signification & architecture

Temples d’Angkor, signification & architecture

Jamais je n’ai visité de site archéologique aussi vaste qu’Angkor. Il faut dire que visiter Angkor revient à explorer une partie des vestiges d’une immense ville qui comptait près de 750 000 habitants au XIIème siècle. De cette ville, il ne reste que des centaines de temples en pierre. Du plus modeste au plus grand temple d’Angkor, Angkor Vat, tous ces temples sont un émouvant témoignage d’une cité autrefois puissante et qui développa un art d’une exceptionnelle beauté. Ces admirables temples sont aussi complexes qu’envoûtants. Aucun ne se ressemble vraiment bien qu’il existe des styles d’architecture bien particuliers selon les rois et les périodes. Ces constructions, pour la plupart imposantes, soulèvent de nombreuses questions ; à quoi servaient-elles? Quelle est leur signification? Pourquoi sont-elles si nombreuses? Comment furent-elles construites?

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