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Jess Bontemps
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Info: Blog sur l'histoire des lieux que j'affectionne, qu'ils soient célèbres ou non, et que j'ai eu l'occasion de visiter au cours de voyages ou autre. Je partage également des actualités sur l'histoire et l'archéologie.
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Histoire d’Akrotiri, extraordinaire cité de l’âge du bronze

Histoire d’Akrotiri, extraordinaire cité de l’âge du bronze

Santorin, une sublime ile grecque parsemée de maisons et églises blanches aux dômes bleus. Sur les hauteurs, les célèbres villages de Fira et Oia offrent une vue imprenable sur la caldera et une mer d’un bleu azur. Sur les flancs de l’île, les strates de roches nous rappellent la violence du passé volcanique de Santorin qui mit fin à une extraordinaire civilisation il y a 3600 ans. Car sous ces couches volcaniques, se trouvent les vestiges d’Akrotiri. Cette incroyable ville de l’âge du bronze fut ensevelie sous des tonnes de roches volcaniques lors d’une terrible éruption vers 1615 avant J.C. Elle resta prisonnière de son écrin de pierre jusqu’en 1950 où elle fut mise au jour par l’archéologue grec Marinatos. Ce que les vestiges révélèrent était inespéré. C’est une civilisation ingénieuse et raffinée qui allait revoir le jour et que je vous propose de découvrir.

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Cité antique d’Akrotiri, victime d’un cataclysme

Cité antique d’Akrotiri, victime d’un cataclysme

Santorin, au coeur des Cyclades. Ses villages blancs perchés sur une montagne noire et ocre nous rappellent en permanence les origines volcaniques de l’île. Elle semble bien tranquille aujourd’hui et l’on aurait tendance à oublier que Santorin n’est autre que le fruit du volcan le plus actif de Grèce et l’un des plus destructeurs au monde. Environ tous les 20000 ans, une super explosion a lieu. La dernière remonte au IIème millénaire avant notre ère. Les habitants d’Akrotiri, une extraordinaire et ingénieuse cité de l’âge du bronze allaient en payer le prix fort. Cette catastrophe fut d’une telle ampleur qu’elle aurait pu inspirer un célèbre mythe, celui de l’Atlantide. Qu’est-il arrivé aux habitants d’Akrotiri? Quelles furent les conséquences pour les autres civilisations méditerranéennes?

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Babylone: des tables trigonométriques vielles de 3700 ans

Babylone: des tables trigonométriques vielles de 3700 ans

Credit: UNSW

29 août 2017 – Des chercheurs auraient percé le mystère d’une tablette babylonienne découverte en Irak au début du XXème siècle. Datée aux alentours de 1700 avant J.C. cette tablette présentait d’étranges inscriptions qui ont longtemps fasciné les scientifiques. Selon une équipe de chercheurs de l’Université du New South Wales à Sydney, ces inscriptions seraient des tables de trigonométrie (les mathématiques des triangles).

Cette découverte exceptionnelle implique que les Babyloniens avaient près de 1 000 ans d’avance sur les Grecs et le célèbre théorème de Pythagore. En plus d’être la plus ancienne du monde, cette différente méthode de trigonométrie serait extrêmement précise voire même plus avancée que nos méthodes de calcul modernes, selon les chercheurs. Ces tables auraient pu être utilisées par les architectes pour calculer les angles des bâtiments.

La tablette d’argile mesure 12,7 centimètres de long et 8,8 centimètres de large. Le style d’écriture présente des similarités avec d’autres tablettes babyloniennes ce qui permit aux experts de la dater entre 1822 et 1726 avant notre ère. Cette datation la fait coïncider avec le règne du grand roi Hammurabi (1810-1750 avant J.C.).

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Histoire de la tour du tambour de Pékin

Histoire de la tour du tambour de Pékin

Alors que je fis mes premiers pas dans le coeur historique de Pékin, l’imposante tour du tambour m’apparut sous un ciel étonnamment bleu et dégagé. Les doux rayons du soleil faisaient ressortir l’éclat rouge écarlate de ce magnifique bâtiment. Cette tour de 46,7 mètres de hauteur est unique à bien des égards. Equipée de 25 énormes tambours, elle était destinée à donner l’heure aux Pékinois. La vie des habitants était ainsi rythmée par le son grave de ces instruments. La tour s’acquitta de cette tâche pendant six siècles sous les dynasties Yuan, Ming et Qing. Témoin de la conquête de la Chine par les Mongols puis de la chute de leur dynastie, la tour du tambour nous invite à nous plonger dans la passionnante histoire de la Chine ancienne. Enfin, cette tour nous fait découvrir les ingénieux instruments de mesure du temps autrefois utilisés en Chine.

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Histoire de Tallinn au Moyen-Age, opulente ville marchande

Histoire de Tallinn au Moyen-Age, opulente ville marchande

Capitale de l’Estonie, Tallinn est un incontournable lorsque l’on visite les pays baltiques. Et pour cause, son magnifique centre historique, protégé par d’épaisses murailles surplombant la mer baltique, offre une véritable plongée dans le passé mouvementé de cette ville qui sut tirer parti du commerce maritime du nord de l’Europe. Admirables bâtiments médiévaux, impressionnantes tours de défense aux toits ocres, sublimes maisons marchandes de la Renaissance aux couleurs pastels et multiples églises, la vielle ville de Tallinn possède un riche patrimoine qui en dit long sur son histoire, du Moyen-Age à la conquête de la cité par la Russie au XVIIIème siècle.

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Tombe celte de Lavau: le mobilier funéraire analysé

Tombe celte de Lavau: le mobilier funéraire analysé

© Denis Gliksman, Inrap

3 Juin 2017 – En 2015, l’Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) avait découvert une tombe princière dans le département de l’Aube. Cette tombe celte du Vème siècle avant notre ère abritait la sépulture d’un homme et avait révélé un extraordinaire mobilier funéraire aux origines celtiques et méditerranéennes. Deux ans plus tard, la tombe continue de livrer ses secrets. Ces précieux objets sont en effet analysés afin de déterminer leur structure, leur mode d’assemblage et la composition des matériaux.

Étendu sur un char à deux roues, le défunt était paré d’un torque et de bracelets en or, d’une fibule et d’une ceinture finement décorées. De la vaisselle accompagnait le défunt: un grand chaudron et une ciste étrusques en bronze (coffre cylindrique), une oenochoé (piché de vin) attique représentant Dionysos allongé sous une vigne, une passoire ou encore un gobelet en argent.

Ce mobilier funéraire n’a pas encore fait l’objet de traitements de conservation et peut donc être soumis à des analyses poussées. Des radiographies ont par exemple révélé des motifs celtiques sur la ceinture tandis que le nettoyage du couteau et de son fourreau ont permis de voir un ornement damasquiné, finement ouvragé de fils de bronze. D’autres analyses permettent d’en savoir plus sur les techniques de métallurgie. Elles révèlent notamment un remarquable travail de fonderie du grand chaudron et de martelage de la ciste faite d’un bronze fortement chargé en étain.

Photographie macroscopique, microscopie 3D numérique et scanners 3D ont quant à eux révélé des techniques d’assemblage et de décoration provenant de différentes civilisations : la Grèce (la céramique attique), probablement l’Étrurie (les décors en or filigranés) et le monde celtique (décor ajouré en argent).

Débutées en 2015, les recherches se poursuivront jusqu’en 2019 au C2RMF, le Centre de Recherche et de Restauration des musées de France.

En savoir plus sur le site de l’Inrap.fr

La richesse du voyage en train

La richesse du voyage en train

Sa cadence lente et puissante a quelque chose de follement apaisant. Il nous transporte sur des centaines de kilomètres sans jamais rechigner à la tâche et nous offre d’uniques paysages. Je n’oublierai jamais les steppes infinies de la Mongolie, ses troupeaux de chevaux indifférents au train qui passe, les forêts de Sibérie, le paysage déchiré par les rochers de la côte sud du Japon, les terres enneigées du cercle polaire où l’on peut parfois apercevoir quelques troupeaux de rennes, ou bien encore l’éclatante campagne écossaise.

Le bruit assourdissant du train que l’on voit approcher depuis le quai pour s’arrêter avec fracas dans un crissement suraiguë, se transforme en un doux ronronnement une fois monté à bord. Il nous berce et nous invite à la rêverie. Parfois, le train peut avoir la désagréable habitude de nous envoyer valser contre ses murs lorsqu’il freine brutalement. On lui pardonne pourtant ces accès de mauvaise humeur. On lui pardonne car le train nous fait voyager dans tous les sens du terme. Il fait bien plus que nous transporter d’une destination à une autre. Il nous fait apprécier chaque kilomètre qui nous rapproche de notre but et, si la longueur du voyage le permet, il nous offre son bien le plus précieux ; une prise de conscience des distances, des territoires et de l’infini diversité des individus de ce monde que l’on prétend découvrir en voyageant.

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Superbes mosaïques romaines découvertes à Uzès

Superbes mosaïques romaines découvertes à Uzès

9 avril 2017 – Des archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) mettent actuellement au jour une partie de l’histoire d’Uzès, petite ville située dans le Gard près de Nîmes. De remarquables mosaïques romaines ont notamment été exhumées. Cette découverte témoigne du passé antique de la ville, autrefois appelée Ucetia.

L’existence de cette ville romaine n’était jusqu’à présent qu’attestée par le toponyme Ucetia, présent sur une inscription géographique de Nîmes, et par la découverte de quelques rares fragments de mosaïques dans la ville. L’actuel chantier de 4 000 m² a révélé de nombreux vestiges datés de l’époque républicaine (Ier siècle avant notre ère) à la fin de l’Antiquité (VIIe siècle), et plus rarement du Moyen-Âge. 

Les archéologues ont ainsi mis au jour un vaste bâtiment de 250 m². Il pourrait s’agir d’un édifice public qui aurait perduré jusqu’à la fin du Ier siècle de notre ère. Il comporte notamment une grande salle de 60 m² dont le sol est recouvert d’un magnifique pavement mosaïqué. Quatre animaux, hibou, canard, aigle et faon, encadrent un délicat ensemble de cercles et de rayons.  

Motif central de la mosaïque (seconde moitié du Ier siècle avant notre ère) découverte dans un probable bâtiment public.

© Bertrand Houix, Inrap 2017

Les vestiges d’une domus du Haut-Empire de plus de 500 m² ont aussi été mis au jour. Une des pièces a livré un autre sublime décor mosaïqué formé de motifs carrés entourés de quatre curieux dauphins.

Selon les chercheurs, ce secteur pourrait avoir été assidument fréquenté jusqu’à la fin de l’Antiquité, entre les Vème et VIIème siècles. Les archéologues viennent d’engager de nouvelles fouilles sur un autre secteur qui révèlent également des occupations antiques et médiévales dont deux chaussées et un carrefour, abandonnés au début du IIe siècle de notre ère.

En savoir plus sur le site de l’Inrap.

Mosaique à dauphin - Uzès

Mosaïque aux dauphins – Site archéologique d’Uzès © Yoann Pascal, Inrap 2017

Mosaïque romaine d'Uzès - Aigle

Mosaïque romaine d’Uzès – Aigle

 

Mont-Saint-Michel: découverte d’un cimetière paroissial

Mont-Saint-Michel: découverte d’un cimetière paroissial

29 janvier 2017 – L’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) a réalisé de nouvelles fouilles archéologiques au Mont-Saint-Michel, permettant d’en savoir plus sur son histoire. En 2005, les archéologues de l’Inrap avaient déjà mis au jour des moules destinés à la fabrication d’enseignes de pèlerinage. Puis, en 2011, furent découverts les vestiges d’une tour des fortifications, la tour Denis (édifiée vers 1479 et détruite en 1732). Aujourd’hui, la recherche de fortifications du XIIIème siècle a révélé la présence inattendue d’un cimetière paroissial.

Les fortifications disparues du XIIIème siècle

Initialement, les archéologues de l’Inrap recherchaient aux abords de l’église paroissiale, les fortifications du XIIIème siècle et la porte du village, mentionnés dans un texte du XVème siècle.

Au début du XIIIème siècle, le duc de Normandie et le roi de France, Philippe-Auguste, entrèrent en guerre. En 1204, les Bretons, alliés de Philippe-Auguste, firent le siège du Mont-Saint-Michel et mirent le feu au village et à l’abbaye. Une attaque facilitée par l’absence de murailles. En 1256, une enceinte en pierre fut édifiée. C’est cette enceinte que les archéologues auraient découverte.

Mise au jour du cimetière

Les fouilles ont également révélé la présence du cimetière paroissial qui aurait été détruit en 1913. À l’origine, ce cimetière s’étendait sur un rayon de 30 mètres environ autour de l’église. Endommagées et incomplètes pour la plupart, les sépultures sauvegardées permettent néanmoins aux anthropologues de recueillir de précieuses informations sur l’organisation des inhumations.

Des datations au carbone 14 et des études archéo-anthropologiques permettront une meilleure datation et la détermination de l’âge, du sexe et des éventuelles maladies ou des carences des défunts. Ces données offriront ainsi un aperçu de la population du village du Mont-Saint-Michel avant le XIIIème siècle.

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Au total, les archéologues ont mis au jour une trentaine de sépultures, sur plusieurs niveaux. © Emmanuelle Collado, Inrap

Mise au jour d’une trentaine de sépultures, sur plusieurs niveaux. © Emmanuelle Collado, Inrap

Cambodge : naissance de la fabuleuse Angkor

Cambodge : naissance de la fabuleuse Angkor

Immense Angkor et ses incroyables temples. Les mots me manquent pour décrire la beauté de cette extraordinaire ville khmer s’étendant sur des milliers d’hectares dans la forêt cambodgienne. Mystérieusement abandonnée au XVème siècle, la cité d’Angkor fut redécouverte au XIXème siècle, enfouie sous la végétation, par des explorateurs français. Autrefois capitale du puissant empire khmer qui domina une grande partie de l’Asie du sud-est, Angkor et ses ruines fascinent. Les proportions considérables de cette cité, la beauté sans pareil de ses sanctuaires de pierre et le mystère de sa disparition font d’Angkor un ensemble archéologique aussi célèbre qu’énigmatique. Quelle est l’histoire de cette ville qui comptait à son apogée au XIIème siècle plus d’habitants que n’importe quelle capitale européenne? A quoi servaient ces temples à l’impressionnante architecture et aux sculptures raffinées? Pourquoi Angkor fut abandonnée il y a près de 600 ans?

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